jeudi 29 avril 2010

mechona forever

Lundi, la semaine commence bien. Je rencontre une française en programme d'échange ici et me rends compte que ce n'est pas moi qui devient trop exigeante mais bien le pays qui rend beaucoup de française au bord de la crise de nerf (petite référence almodovarienne). Ensuite, les cours se passent bien et au miracle, je peux tous les assurer!

Le reste de la semaine s'annonce très tranquille puisque cette semaine se déroule la vraie semaine de Mechona à la Upla donc je ne donne pas cours mardi et jeudi. Au moins cette fois j'étais prévenue donc ça va! J'en profite pour ne pas faire grand chose... J'avais prévu de bien avancer dans l'écriture de mon mémoire mais je commence à stagner et à ne pas trop avoir le courage... Pour compenser je vais courir mardi et jeudi matin, c'est toujours aussi sympa de courir sur le bord de mer, et je continue la lecture de l'Education sentimentale entre deux parties de jeux de cartes et internet... Pas très palpitant tout ça!
Hier soir, par contre j'ai vu sur le site de l'iufm de Paris que les pré-inscriptions avaient débutées... En fait, en ce moment je suis confrontée à une grosse remise en question par rapport à mon avenir professionnel. En effet, tous mes déboires ont réussi à ce que j'aille travailler en traînant les pieds. Je ne sais plus si j'ai vraiment envie de passer ma vie à enseigner... Mais d'un autre côté, je ne sais pas trop ce que j'aimerais et pourrais faire d'autre. L'interprétariat m'est bien passer par la tête mais il faudrait avant que je vive au moins 6 mois dans un pays anglo-saxon pour pouvoir me présenter au concours... J'ai néanmoins mis ma candidature en ligne, et je demanderai très prochainement à ma gentille maman d'envoyer tous les papiers dont ils ont besoin pour examiner le dossier.

Sinon, nous nous sommes aussi enfin rendu au Roma. Le Roma est un bar à Playa Ancha (notre quartier) dont beaucoup de monde m'avait parlé en bien, en rélité, il s'agit de l'unique bar de Playa Ancha. Comment se fait-il que dans un quartier où se trouvent deux universités il n'y ait qu'un seul bar? Je n'ai pas trouvé la réponse... Et donc ce bar tellement aimé est en fait un local où l'on ne sert que de la bière et... et rien d'autre, et il ne faut pas s'attendre à un bar avec des dizaines de bières différentes. Non juste les 3 bières les plus bues au Chili: Escudo, Cristal et heineken. Un bar pourri quoi, qui ferme à 22h mais qui a le mérite d'être le seul bar de tout le quartier.

Voilà, c'est pas la grande joie mais je ne suis plus déprimée comme il y a quelque temps. Je me dis que j'ai de la chance car nous avons rencontré des gens très sympas et surtout j'aurais pu visiter le Chili qui est vraiment un magnifique pays.

lundi 26 avril 2010

Gran Jota, Francisco Tárrega. Rafael Aguirre. Festival Áureo Herrero 2008

Voici une vidéo d'un guitariste grandiose:

cours ou pas cours?

Cette semaine avait assez bien commencé par un lundi où j'ai pu donner tous mes cours! Oui car ici il arrive souvent que l'université prépare des choses en même temps que mes cours sans me prévenir au préalable ou même que les étudiants ne viennent pas. Il y a un groupe de 4 étudiants que je n'ai vu que trois fois depuis le début des cours alors que je les ai normalement 2 fois par semaine...
Mardi, je continue à me battre avec l'université de la upla pour avoir accès aux cours en lignes etc que tous les profs ont. Finalement, le mec de l'informatique me concède le droit d'utiliser la plateforme moodle pour donner des cours en ligne mais ne peut toujours pas me donner un code d'accès à l'espace professeur du site de l'université car comme ma situation n'est pas régularisée, je n'apparait nulle part en tant que professeur, en effet je n'ai même pas signer de contrat. Le seul hic, c'est que sans cet accès, je ne peux même pas avoir accès à mes listes d'étudiants et je ne peux pas entrer les notes. Comment vais-je faire la semaine prochaine lors des premiers tests pour savoir si les personnes dans mon cours sont vraiment mes élèves ou des imposteurs? Apparemment ça ne pose de problème qu'à moi. Ensuite je donne mon cours à mes étudiants en première année de sport qui sont à présent 40 dans mon cours et qui commence par me demander pourquoi je n'étais pas là la semaine dernière. Etonnée je leur répond que c'était la semaine de bizutage et que l'administration m'avait informé qu'il n'y aurait pas cours. Ah bein non ils ont changé d'avis le vendredi et l'on reporté de deux semaines, et on prévenu tout le monde par mail mais comme je ne suis pas dans leurs fichiers je n'ai pas été avertie. Heureusement, je retrouve Félix pour aller à une soirée avec des collègues de son labo qui boivent et font la fête depuis 14h pour le départ de Pedro. Nous arrivons à 21h et ils sont tous déjà bourrés en train de danser dans le petit salon de leur hôte, et le plus drôle c'est que la personne en l'honneur de laquelle a lieu cette déchéance n'est même pas là!
Le mercredi, c'est ma journée sans cours et je travaille à l'écriture de mon mémoire.
Le jeudi, je donne mes cours à mes étudiants de traduction qui ont vraiment un niveau très bas pour les études qu'ils font et le soir nous nous rendons à une conférence sur la culture et la langue rapanui (de l'île de Paques) qui aurait pu être très intéressante car les conférenciers connaissent parfaitement le sujet mais qui reste trop basique à mon goût puisqu'il faut par exemple que la linguiste explique pendant 5minutes ce qu'est l'indoeuropéen car la grande majorité du public n'en a jamais entendu parlé.
Vendredi, je vais donner mes cours à l'université de Vina, j'arrive à 11h, donne mon premier cours, attends 1h40 pour le second mais personne ne vient. Je me met à errer désespérément dans les couloirs pour finalement trouver une étudiante qui m'explique que leur école organise une réunion d'information sur la poursuite de leurs études au même moment, ça aurait quand même était sympa de me prévenir! Les étudiants de mon troisième cours ne viennent pas non plus et j'attends 16h pour attraper un bus qui me ramène à Viña. Je me rends directement à l'alliance française puisque je dois donner un cours particulier à 19h et n'ai pas envie de perdre une heure dans les transports. Cependant, à 18h20, l'élève appelle l'alliance pour dire qu'il ne peut pas venir. Cela fait donc 6h que j'attends pour donner des cours en vain. Pour apaiser la rage qui commence à m'envahir je vais voir le Philippe, le directeur de l'alliance pour qu'il m'apaise, néanmoins lui aussi en a marre du Chili et des chiliens individualistes et irrespectueux. J'essaie donc une deuxième technique: le shopping. Néanmoins, les chiliennes étant plus petites et plus fortes que moi, aucun vêtement ne me va, même le S est trop large et trop court à la fois... Je rejoint donc Félix pour nous rendre à l'anniversaire de Michelle, la femme de Claudio avec qui nous sommes allé à Pichidangui. Heureusement que Félix travaille avec des gens si gentils, on passe une très bonne soirée.
Le samedi, nous commençons la journée par un footing suivi par un barbecue chez notre voisin Pierre, une sieste et nous rejoignons mon amie Sarah, son copain Nico et deux amis à eux pour manger un truc, aller dans quelques bars avant de finir au Proa, une boîte latino sympa.
Le dimanche, nous allons faire plein de course et travaillons l'après-midi avant de nous rendre au concert de Rafael Aguirre organisé par l'alliance française, regardez la vidéo, il joue très bien! Lorsque nous rentrons à la maison, c'est le bordel! Alejandro a organisé un repas ce midi avec des amis à lui et n'a pas nettoyer la moitié de la vaiselle et en plus a boucher l'évier et la moitié des personnes n'ont pas fait leur tâche ménagère de la semaine... J'espère qu'une autre assemblée aura vite lieu. Nous mangeons donc après que Félix ait mis de l'ordre dans la cuisine et nous regardons le film "Precious" qui est poignant mais assez déprimant...

lundi 19 avril 2010

Buenos Aires


Caminito


Nous avons pris quelques jours de congé afin de nous rendre à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine.
Mercredi, nous nous levons donc afin de prendre le petit bus qui nous amène au terminal de bus pour nous prenons un grand bus qui nous amène à Santiago où nous prenons un dernier bus pour aller à l’aéroport. Tout se passe bien jusqu’au passage de la douane où j’attends Félix pendant d’interminables minutes en voyant que le douanier ne le laisse pas passer. Le problème vient du fait que Félix a un visa de stage et est donc considéré comme résident, or tous les résidents chiliens doivent posséder la carte d’identité chilienne, or personne ne l’avait jamais dit à Félix. Heureusement, il avait quand même fait la demande et avec tous les papiers prouvant cette demande il a pu passer !
Dans l’avion de LAN c’est le luxe : pour 2h de vol (comme pour Paris-Madrid, nous pensions que les deux villes étaient plus éloignées) nous avons le droit à un écran vidéo perso avec 47 films, une collation, à boire… Ca change drôlement de ryanair !
Arrivés à Buenos Aires nous prenons un taxi pour retrouver Martin, un ami que Félix s’est fait pendant l’école d’été à Valparaiso, qui se trouve de l’autre côté de l’immense capitale. Pendant tout le trajet, il pleut à verse et le taxi nous dit que c’est comme ça depuis la veille. Néanmoins, au moment où nous sortons du taxi la pluie s’arrête et ne reprendra pas pendant tout notre séjour.
Le premier soir, Martin nous fait d’abord visiter son labo, puis le centre de Buenos Aires avant de retrouver son copain Cristian dans un centre culturel où nous voyons un concert très sympa.
Le lendemain, Félix et moi partons à la découverte de Buenos Aires et visitons les quartiers de Recoleta, le centre et San Telmo. Recoleta est un quartier très bourgeois, un peu comme le 16ème à Paris, mais il s’y trouve un cimetière très particulier pour ses mausolées extravagantes et parce que Evita y est enterrée. Dans le centre, les grands buildings côtoient des vieux bâtiments tels que la maison rose présidentielle. Ensuite, San Telmo est le lieu où est né le tango et reste pas trop touristique mais vraiment très joli et assez européen. En réalité, Buenos Aires a des airs de Madrid. Le soir, nous retrouvons Martin et des amis à lui dans le quartier chinois de Buenos Aires, qui n’est en fait qu’une rue ! Le rendez-vous était à 21h30 mais comme nous sommes arrivés en avance nous nous promenons un peu dans le quartier avant de les attendre sur la terrasse du restaurant. A 22h15, personne n’est encore arrivé donc nous commençons à manger en pensant que personne ne viendra. Néanmoins, vers 22h30, ils arrivent les uns après les autres. Et oui les argentins sont comme les espagnols : en retard. Maintenant au moins on le sait !
Le vendredi le temps est magnifique et nous allons visiter le quartier la Boca. La promenade fut intéressante car il révèle plusieurs facettes de la ville. En effet, il s’agit d’un quartier très populaire mais au sud duquel se trouve « Caminito », quelques rues pleines de couleurs, de restaurants proposant des spectacles et surtout beaucoup de touriste. Un peu comme Montmartre à Paris, c’est super joli mais trop touristique. Peu importe, nous passons un très bon moment et continuons notre exploration en passant devant le stade où a commencé Maradona pour finir dans une espèce de réserve naturelle entre la ville et le fleuve. Lorsque nous sortons de la très tranquille réserve nous débouchons sur le centre financier de Buenos Aires à la sortie des bureaux et le choc est assez violent entre la tranquillité précédente et le tumulte de la ville. Nous rentrons ensuite chez Martin et Cristian et nous leur préparons des crêpes et passons la soirée dans leur grande maison.
Le samedi, nous allons déjeuner chez la maman de Cristian puis allons nous promener à Tigre, et faisons une promenade en bateau dans le delta. Ensuite nous allons à un marché où Félix s’achète de quoi faire du maté. Le maté est LA boisson que boivent les argentins. Il s’agit d’herbe séchée (je ne sais pas trop quel type d’herbe) qu’ils mettent dans un étrange récipient et qu’il recouvre d’eau. Ils en boivent à longueur de journée. Le soir nous passons d’abord chez la cousine de Martin qui fête son anniversaire. L’ambiance est assez étrange : la cousine et ses amis ont tous 20 ans et sont en médecine mais ont l’air d’en avoir 15 et d’être encore au collège. Nous partons donc de la soirée pizza-coca-panaché pour trouver un bar à Buenos Aires, on tourne pas mal avant de retrouver des amis de Martin et Cristian dans un bar puis nous allons dans un bar-boîte gay où leur ami travesti peut entrer sans problème. Ce qui est agréable dans les endroits gay c’est qu’aucun mec ne vient t’embêter et nous passons une bonne fin de soirée.
Le dimanche, nous nous levons et petit-déjeunons avant de prendre notre avion et de retourner à Valparaiso plein d’images dans la tête…

dimanche 11 avril 2010

un joyeux non-anniversaire! à qui? à vous!


Fin de semaine très agréable qui commence jeudi par l'annonce de la part de la secrétaire du recteur de l'université de playa Ancha (la UPLA) que la semaine prochaine il n'y a pas cours puisque c'est "Mechona" c'est-à-dire la semaine de bizoutage et d'intégration à la fac! Ensuite, le vendredi, je ne donne finalement qu'1H30 de cours à l'université de Viña pour la même raison: c'était le dernier jours de la semaine d'intégration de cette université donc les cours s'arrêtaient à 14h. Il faut dire qu'au Chili, le bizoutage est aussi important qu'il l'était en FRance avant son interdiction. Ainsi, dans la rue, nous avons vu toute la semaine de jeunes étudiants sans chaussures, aux vêtement déchirés et couvert de toutes sortes de substances sur eux. Je suis bien contente que ce ne soit plus d'actualité en FRance parce que je ne vois vraiment pas l'intérêt!
Mais tant mieux pour moi car j'ai pu retourner manger avec Félix vendredi midi, pour des tacos d'anniversaire! Ensuite, le soir nous sommes allés à un barbecue avec des collègues de Félix. Le samedi, nous avons profiter de la plage, sans nous baigner car si le soleil était de la partie, l'eau restait glaciale, et nous avons passer un peu de temps avec Alejandri et sa copine Cristal qui est arrivée cette semaine d'Italie. Le soir venu, nous avons voulu fêter mon anniv en amoureux dans un restaurant que nous avions repéré mais il était entièrement réservé pour un mariage. Finalement nous avons retrouvé Séverin au hasard des rues de Valparaiso. Séverin est un français super sympa qui fait sa thèse dans la même université que celle où travaille Félix. Nous avons donc passé la soirée chez lui à nous régaler d'un barbecue de poisson en très bonne compagnie.
Aujourd'hui, dimanche, le soleil est encore présent. Nous avons commencé par un footing au bord de l'Océan et nous irons certainement à un festival de Cueca dans le centre de Valparaiso cette après-midi.
En ce qui concerne la colloc, Félix a pris les choses en main en organisant un calendrier des tâches pour les deux prochains mois et en organisant une assemblée des collocs lundi soir afin que tout le monde dise ce qui leur plait et, surtout, ce qui ne leur plait pas...

mardi 6 avril 2010

Mendoza


Les Andes

Nous avons profité du week-end de trois jours pour nous rendre à Mendoza en Argentine. Le voyage en bus pour s'y rendre était magnifique: nous avons traversé les Andes et avons vu (sans savoir lequel c'était) le plus haut pic des Amériques!
Quant à Mendoza c'est une jolie petite ville qui ne ressemble ne rien au Chili. D'abord, les rues sont propres! Aucun excrément de chien n'indispose les piétons, et pour cause, comme en Europe, il y a des personnes des services municipaux qui nettoient la rue. Ensuite, la ville semble plus méditerranéenne que toutes les villes chiliennes où nous sommes allés. D'ailleurs cela se ressent aussi dans les horaires puisqu'entre 14 et 17h les rues sont totalement désertes et les magasins tous fermés, alors qu'à partir de 20h, toute la ville est pleine de vie et les cinq places principales deviennent des lieux très sympas.
Nous avons bien sûr manger notre cotât de viande pour l'année tellement elle est délicieuse dans ce pays. D'ailleurs savez-vous pourquoi la viande argentine est si bonne? Tout simplement car les vaches se nourrissent exclusivement de l'herbe de la Pampa et ne sont pas gavées de mais et d'antibiotiques comme en Europe et aux Etats-Unis!
Sinon, au Chili je suis dans une galère monstre pour apparaitre sur les fichiers informatiques de l'université et personne ne semble se préoccuper de cela bien que si ça continue je ne pourrai pas entrer les notes de mes étudiants par exemple... Tout ça parce que je ne possède pas de RUT (carte d'identité chilienne) et que je ne peux pas en avoir car pour cela il faut avoir un visa de travail ou de stage et je n'ai pas pu m'en procurer un puisque le consulat chilien en France a besoin de plus d'un mois pour le faire et j'étais loin d'avoir tous les papiers demandés un mois avant le départ.
Dans notre maison les 8 chiots que la chienne a mis au monde commence à m'exaspérer surtout que Natalia ne nettoie absolument plus les crottes parce que "maintenant il y en a trop et trop rapidement" (je la cite). Mais la recherche de chambre est pour l'instant assez infructueuse comme je l'ai expliqué dans un commentaire.

jeudi 1 avril 2010

no soy estudiante, soy profesora

Cette semaine a été assez tranquille.
A l'université de Viña, les cours se passent très bien et les étudiants très agréables, à la différence du directeur de leur faculté. En effet, ce monsieur m'a d'abord convoqué à son bureau afin que je lui explique comment allaient se passer mes cours mais aussi, et surtout, pour me dire qu'il n'était pas, mais vraiment pas, enchanté que je travaille avec eux, parce-qu'il ne veut pas avoir de stagiaire dans son établissement. Je lui ai donc expliqué que j'avais ma maîtrise et que c'est pour le master que je faisait ce stage. Il n'avait pas l'air convaincu. Finalement, il a organisé une réunion avec les deux autres profs de français et moi mercredi midi (alors que ni l'une des autres prof ni moi n'avions cours ce jours là et que l'université est à 1h de chez moi) pour nous dire à quel point il était important que ses élèves obtiennent le diplôme DELF B2 en français et pour encore redire, devant les autres, qu'il n'était pas content que je sois là...
A la UPLA, je donne cours à 30 élèves en première année d'éducation physique et ils n'ont jamais fait de français! Ils sont nombreux mais motivés et super content d'apprendre le français, donc ça va. Aujourd'hui je devais donner cours aux étudiants de traduction mais durant la première période je n'ai eu aucun étudiant car non seulement demain c'est férié et donc ils partent en week-end, mais en plus il y avait une assemblée générale. Trois étudiants se sont quand même pointé à la deuxième période.
J'ai aussi eu à faire avec pas mal de services administratifs de ces universités, tout en leur expliquant bien que je suis une professeur et pas une étudiante. Ici, c'est presque invraisemblable qu'une personne de 24 ans puisse déjà travailler et ait des responsabilités.
Hier je suis aussi retourner au lycée français récupérer mon chèque est j'ai été surprise par mon salaire qui était deux fois moins élevé que ce que j'espérais. En effet, l'on m'avait dit que les profs étaient payés environ 12000 pesos par heure, mais je n'avais pas compris que ces 12000 pesos servaient de rémunération de cette heure pour tout le mois. Je m'explique: si par exemple un prof donne cours de 8h à 9h tous les lundis matins, on lui reverse 12000 pesos pour tous les cours du mois le lundi matin de 8 à 9h. Ils sont donc à peu près payé 4000 pesos de l'heure, soit 5€ de l'heure! Moralité: les lycées français à l'étranger paient encore moins leurs professeurs à leur juste valeur!