Dans onze jours nous partons de Valparaiso. Ces dernières semaines ont été navrantes par le fait que rien n'a avancé dans ma situation chaotique dans les université, que Natalia abuse de plus en plus et que pendant le mondial l'on s'aperçoit encore plus de la fainéantise ambiante. En effet, ce n'est pas uniquement pour les matchs chiliens que ces derniers arrêtent de travailler mais pour TOUS les matchs qui ont lieu à 10h30 et 14h30 ici. Bref les choses n'avancent pas et nous avons hâte de quitter Valparaiso pour aller découvrir l'île de Pâques et le désert d'Atacama avant de rentrer en France.
Sinon, j'ai reçu un mail de l'iufm me disant que j'étais admissible directement en 2eme année de leur nouveau master mair qu'il fallait que je passe un test le 15 juin, pas possible donc... Maintenant il faut que j'attende de savoir s'ils me prennent en M1 le 30 juin.
lundi 14 juin 2010
vendredi 4 juin 2010
l'opium du peuple
Si Marx ressuscitait et vivait au Chili, il changerait très certainement certainement son célébre "la religion est l'opium du peuple". En effet, au Chili comme dans beaucoup (trop) de pays, ce qui déchaine les passions, ce qui fait s'entasser les masses dans les mêmes lieux aux mêmes moments et dans un but unique c'est le football!
La coupe du monde arrive à grand pas et tous les chiliens sont persuadés qu'ils vont la gagner. Je sens que vous froncez les sourcils devant votre ordinateur: les chiliens jouent à la coupe du monde? Et bien oui sauf que depuis 1998 ("et un et deux et trois zéro!") ils n'ont pas eu le droit de jouer pour triche: le gardien de l'équipe du Chili s'était apparemment coupé l'arcade tout seul et a joué la victime mais l'arbitre a démasqué le stratagème et les a puni de coupe du monde jusqu'à cette année. A présent, c'est la folie au Chili, tout le monde ne parle déjà que de la coupe du monde et Félix a même un collègue qui se rend en Afrique du Sud afin de voir tous les matchs où jouera l'équipe chilienne. Cela a pris une telle proportion qu'une loi ou un décret serait passé stipulant que tous les chiliens devraient avoir la possibilité de voir les matchs où l'équipe jouera. Ainsi, les patrons ont soit la possibilité de mettre une télé et le cable au sein des locaux de leur entreprise, soit de laisser leurs employés rentrer chez eux. Il en va de même dans le milieu scolaire. J'aurai donc certainement des cours qui vont (encore) sauter à cause d'une partie de foot... Rien ne semble égaler la passion chilienne pour le foot...
La coupe du monde arrive à grand pas et tous les chiliens sont persuadés qu'ils vont la gagner. Je sens que vous froncez les sourcils devant votre ordinateur: les chiliens jouent à la coupe du monde? Et bien oui sauf que depuis 1998 ("et un et deux et trois zéro!") ils n'ont pas eu le droit de jouer pour triche: le gardien de l'équipe du Chili s'était apparemment coupé l'arcade tout seul et a joué la victime mais l'arbitre a démasqué le stratagème et les a puni de coupe du monde jusqu'à cette année. A présent, c'est la folie au Chili, tout le monde ne parle déjà que de la coupe du monde et Félix a même un collègue qui se rend en Afrique du Sud afin de voir tous les matchs où jouera l'équipe chilienne. Cela a pris une telle proportion qu'une loi ou un décret serait passé stipulant que tous les chiliens devraient avoir la possibilité de voir les matchs où l'équipe jouera. Ainsi, les patrons ont soit la possibilité de mettre une télé et le cable au sein des locaux de leur entreprise, soit de laisser leurs employés rentrer chez eux. Il en va de même dans le milieu scolaire. J'aurai donc certainement des cours qui vont (encore) sauter à cause d'une partie de foot... Rien ne semble égaler la passion chilienne pour le foot...
lundi 31 mai 2010
Titia KO
Ma bataille contre l'administration de la UPLA m'a laissée KO! Le mardi, je me rends au service administratif de l'université pour ENFIN signer un contrat, étant étrangère ils s'attendent à ce que je le signe et m'en aille sans faire de vague. Sauf qu'ils avaient oublié que je savais lire et je me mets donc à lire ce contrat et m'aperçois que d'une part ils ont oublié la moitié de mes heures et que d'autre part dans les dates de remise de chèque pour me payer sont inscrites le 27 juin, le 27 juillet et le 27 aout alors que je pars le 25 juin de Valpo. Je leur fais donc remarquer ces problèmes et ils me disent de retourner voir la secrétaire de ma faculté, je m'y rends donc et lui explique le problème et elle me dit que tout doit être refait sans bien sûr s'excuser de sa faute car c'est pas de sa faute d'abord! Ben oui, tout est de la faute à Oscar qui ne travaille plus à l'université (c'est plus facile de tout mettre sur le dos d'un absent) car il m'a mis dans le même fichier que les personnes qui travaillent uniquement ce semestre mais aussi en juillet. Et pour la moitié des heures oubliées? C'est parce qu'elles ont lieu dans une autre faculté donc elle a oublié...
Je quitte rapidement ce bureau encire abasourdie par la mauvaise fois de cette secrétaire et en me demandant combien de temps ils auront besoin pour me faire un contrat correct s'il leur a fallu 2 mois pour en faire un faux...
Jeudi, je reviens voir cette #"!§/+= de secrétaire bien remontée voulant lui dire que ça ne va se passer comme ça, que je ne donne plus cours et que je garde les notes de tous mes étudiants jusqu'à ce qu'ils me paient... C'était sans compter les étudiants de sociologie qui avaient décidé de faire une grève ce jour là et donc toute l'université était fermée pour le deuxième jeudi d'affilé. Je comprends maintenant pourquoi mes étudiants en 3eme année de traduction ont un si bas niveau si chaque année 1/3 de leurs cours sautent. Bref je suis rentrée toute penaude à la maison n'ayant pas pu revendiquer mes revendications...
Je quitte rapidement ce bureau encire abasourdie par la mauvaise fois de cette secrétaire et en me demandant combien de temps ils auront besoin pour me faire un contrat correct s'il leur a fallu 2 mois pour en faire un faux...
Jeudi, je reviens voir cette #"!§/+= de secrétaire bien remontée voulant lui dire que ça ne va se passer comme ça, que je ne donne plus cours et que je garde les notes de tous mes étudiants jusqu'à ce qu'ils me paient... C'était sans compter les étudiants de sociologie qui avaient décidé de faire une grève ce jour là et donc toute l'université était fermée pour le deuxième jeudi d'affilé. Je comprends maintenant pourquoi mes étudiants en 3eme année de traduction ont un si bas niveau si chaque année 1/3 de leurs cours sautent. Bref je suis rentrée toute penaude à la maison n'ayant pas pu revendiquer mes revendications...
lundi 24 mai 2010
La guerre du Pacifique
Le jeudi 21 mai est un jour férié Chili appelé "le jour de la gloire navale". Pour résumer, ils célèbrent le fait d'avoir écraser le Pérou en 1879 ce qui leur permis de s'étendre encore plus au Nord jusqu'à la ville d'Iquique pendant la guerre du Pacifique. A présent c'est aussi le jour où le gouvernement en place fait le bilan de ses réformes et explique les grandes lignes de ses projets futurs. Comme vous l'imaginez c'est donc à la fois un jour où l'armée et le gouvernement défilent pour célébrer la grandeur militaire etc du Chili mais aussi un jour où l'opposition aime se faire entendre. Apparemment pour cela, la UPLA était fermée le jeudi: en raison des mouvements sociaux et des grèves universitaires contre la politique de droite du président nouvellement élu mais aussi contre l'économie capitaliste, anti-humaniste, etc du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui... Faisant partie de ce que certains qualifient de "connards de gauche", le fait de ne pas donner cours car mes étudiants combattaient pour une cause juste, contre l'ultra-libéralisme, l'armée... ne me gênait absolument pas.
Jusqu'à aujourd'hui où je retourne à l'université pour imprimer mes test de demain et que j'apprends qu'en réalité l'université était fermée afin de permettre aux étudiants qui vivent loin de Valpo de pouvoir retourner chez eux pour ce long week-end. Le rectorat leurs a donc juste gentiment donné un jour de vacances qui n'a rien à voir avec quelconque révolution des idées ou autre noble idéal...
Sinon, j'ai finalement été payée pour la moitié des heures que j'ai données à l'UVM, ce qui est un bon pas en avant tout de même! Demain, je dois aussi rencontrer les services juridiques de la UPLA pour signer ce qui dans leurs dires ressemblerait à un contrat. Ca fait deux mois que je travaille pour eux et je pars dans un mois mais mieux vaut tard que jamais, non? Et je pense même qu'après avoir signer ce papier je me ferait peut être payer pour mon travail, ce qui serait tout de même formidable et bienvenu car les vacances à l'île de Paques feront mal au porte-monnaie!
Prochainement: le round final entre l'administration de la UPLA et moi!
Jusqu'à aujourd'hui où je retourne à l'université pour imprimer mes test de demain et que j'apprends qu'en réalité l'université était fermée afin de permettre aux étudiants qui vivent loin de Valpo de pouvoir retourner chez eux pour ce long week-end. Le rectorat leurs a donc juste gentiment donné un jour de vacances qui n'a rien à voir avec quelconque révolution des idées ou autre noble idéal...
Sinon, j'ai finalement été payée pour la moitié des heures que j'ai données à l'UVM, ce qui est un bon pas en avant tout de même! Demain, je dois aussi rencontrer les services juridiques de la UPLA pour signer ce qui dans leurs dires ressemblerait à un contrat. Ca fait deux mois que je travaille pour eux et je pars dans un mois mais mieux vaut tard que jamais, non? Et je pense même qu'après avoir signer ce papier je me ferait peut être payer pour mon travail, ce qui serait tout de même formidable et bienvenu car les vacances à l'île de Paques feront mal au porte-monnaie!
Prochainement: le round final entre l'administration de la UPLA et moi!
vendredi 21 mai 2010
parole d'élèves chiliens
Dans le message suivant, vous allez avoir droit à quelques "perles" que j'ai pu entendre en tant que prof dans la bouche de mes élèves chiliens (je vous fait gracieusement la traduction et vous les donne en français):
"Madame, l'examen de la semaine prochaine, on peut le faire en binôme?"
"Nous n'avons pas pu faire nos devoirs, il y a eu une alerte tsunami hier."
"Une élève:-Pourquoi je n'ai que 3,5 sur 7?
Moi: -Car tu n'as pas fait la dernière question de devoir maison qui était la plus importante.
L'élève:-Mais ce n'est pas de ma faute! Comme j'ai photocopié le cours de ma copine j'ai du oublier de photocopier la dernière question et donc je ne savais pas qu'il fallait la faire cette question.
Moi:..."
"Mais si Madame je vous assure, j'ai regardé dans ma grammaire et le passé composé n'existe pas en espagnol."
"Moi:-N'oubliez pas l'examen la semaine prochaine!
Des élèves:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end. On ne pourra donc pas étudier car on passera du temps avec notre famille et faire la fête.
Moi: -Je vous ai prévenu il y a un mois qu'il y aurait un examen à cette date, vous n'aviez qu'à prendre de l'avance.
Une élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!
Moi: -J'ai entendu mais je ne changerai pas la date du test qui a été prévue, je le répète il y a plus d'un mois.
Un autre élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!..."
Durant la première heure de cours le premier jour au Lycée français:
"Moi: -Sortez vos livres!
La classe:-On n'a pas nos livres ils sont resté coincés au port depuis le tremblement de terre.
Moi: ..."
Après deux semaines d'absences non-justifiées ma classe de trois étudiants refait son apparition, le premier m'explique que sa grand-mère est morte (pour la deuxième fois de l'année) et les deux autres se contentent de me répondre: "Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas venu."
"Madame, l'examen de la semaine prochaine, on peut le faire en binôme?"
"Nous n'avons pas pu faire nos devoirs, il y a eu une alerte tsunami hier."
"Une élève:-Pourquoi je n'ai que 3,5 sur 7?
Moi: -Car tu n'as pas fait la dernière question de devoir maison qui était la plus importante.
L'élève:-Mais ce n'est pas de ma faute! Comme j'ai photocopié le cours de ma copine j'ai du oublier de photocopier la dernière question et donc je ne savais pas qu'il fallait la faire cette question.
Moi:..."
"Mais si Madame je vous assure, j'ai regardé dans ma grammaire et le passé composé n'existe pas en espagnol."
"Moi:-N'oubliez pas l'examen la semaine prochaine!
Des élèves:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end. On ne pourra donc pas étudier car on passera du temps avec notre famille et faire la fête.
Moi: -Je vous ai prévenu il y a un mois qu'il y aurait un examen à cette date, vous n'aviez qu'à prendre de l'avance.
Une élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!
Moi: -J'ai entendu mais je ne changerai pas la date du test qui a été prévue, je le répète il y a plus d'un mois.
Un autre élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!..."
Durant la première heure de cours le premier jour au Lycée français:
"Moi: -Sortez vos livres!
La classe:-On n'a pas nos livres ils sont resté coincés au port depuis le tremblement de terre.
Moi: ..."
Après deux semaines d'absences non-justifiées ma classe de trois étudiants refait son apparition, le premier m'explique que sa grand-mère est morte (pour la deuxième fois de l'année) et les deux autres se contentent de me répondre: "Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas venu."
jeudi 20 mai 2010
juste pour rire
Je vais vous raconter ce qui vient tout juste de se passer dans la maison.
J'étais en train d'essayer de comprendre des articles de neurosciences pour expliquer comment le cerveau traite différemment les langues en fonction du moment de la vie où on les apprend pour mon mémoire... Quand je commence à entendre des gémissements qui laissaient peu de doute quant à l'activité que devait avoir l'un de nos colocataires dont je tairai le nom par courtoisie. Or, ces gémissements venaient tout droit de la salle de bain qui est juste à côté de notre chambre, j'ai donc décidé de descendre faire ma pause-thé à ce moment. Cependant, peu de temps après, j'entends un cri qui ne semble pas être de joie (ou alors ce couple ont des pratiques peu orthodoxes) et descend le mâle du couple "habillé" d'une serviette panthère pour essayer de rallumer le gaz. Peine perdue, je lui explique que la bonbonne de gaz est vide et comme Natalia ne veut pas qu'on remplisse la deuxième pour éviter d'être à cours de gaz et bien il faut qu'il appelle Natalia ou qu'il appelle les vendeurs de gaz. Etant un chilien paresseux il ne fera aucun des deux... Notre couple a du donc ajourner leurs débats et sont sortis tout penauds de la salle de bain.
Je sais que ce n'est pas très bien de raconter la vie des gens comme ça mais j'ai ressenti l'immense besoin de faire partager le comique de cette situation à mes fidèles lecteurs!
J'étais en train d'essayer de comprendre des articles de neurosciences pour expliquer comment le cerveau traite différemment les langues en fonction du moment de la vie où on les apprend pour mon mémoire... Quand je commence à entendre des gémissements qui laissaient peu de doute quant à l'activité que devait avoir l'un de nos colocataires dont je tairai le nom par courtoisie. Or, ces gémissements venaient tout droit de la salle de bain qui est juste à côté de notre chambre, j'ai donc décidé de descendre faire ma pause-thé à ce moment. Cependant, peu de temps après, j'entends un cri qui ne semble pas être de joie (ou alors ce couple ont des pratiques peu orthodoxes) et descend le mâle du couple "habillé" d'une serviette panthère pour essayer de rallumer le gaz. Peine perdue, je lui explique que la bonbonne de gaz est vide et comme Natalia ne veut pas qu'on remplisse la deuxième pour éviter d'être à cours de gaz et bien il faut qu'il appelle Natalia ou qu'il appelle les vendeurs de gaz. Etant un chilien paresseux il ne fera aucun des deux... Notre couple a du donc ajourner leurs débats et sont sortis tout penauds de la salle de bain.
Je sais que ce n'est pas très bien de raconter la vie des gens comme ça mais j'ai ressenti l'immense besoin de faire partager le comique de cette situation à mes fidèles lecteurs!
lundi 17 mai 2010
la chilienne attitude
Je me demandais si j’allais continuer ce blog car j’avais l’impression que plus grand monde ne le lisait. Cependant ma grande sœur que j’adore m’a laissé un commentaire à mon dernier article donc je continue !
La semaine dernière fut assez tranquille à cause de la pluie qui est tombée en trombe. Il pleuvait tellement que nous ne sommes pas énormément sortis. Nous avons quand même trouvé un BON restaurant de sushi dans le cerro alegre, et ça nous a drôlement remonté le moral. Après avoir commandé nous nous sommes aperçus qu’ils offrent même des ramens et Félix est devenu tout fou. Je pense que tous ceux qui nous ont accompagnés manger japonais rue Saint-Anne comprendront notre bonheur !
Les cours se sont assez bien passés, même si cela fait deux semaines que je n’ai pas pu enseigner à l’un de mes cours faute d’étudiants, ainsi que la vie dans la maison puisque j’ai adopté la « chilienne attitude ». Qu’est-ce que la « chilienne attitude » ? La « chilienne attitude » consiste à tout prendre à la légère et à dire oui à tout pour contenter son interlocuteur même si l’on sait pertinemment que l’on ne va pas faire ce que l’on nous demande.
Petit exemple pratique : lundi 10 mes étudiants de LA 95 ne sont encore pas venus, ce n’est pas grave j’en ai profité pour m’avancer dans mon rapport de stage et ne me suis énervée sur personne de ce manque de respect total. Ensuite, le soir nous avions notre réunion de colloque pendant laquelle Natalia nous demande de la prévenir si nous invitons des personnes dans la maison car c’est une question de « respect minimum » bien sûr le respect ne va que dans un seul sens et elle, elle n’a pas besoin de nous prévenir même si elle rentrera deux fois cette semaine en faisant un boucan du tonnerre à 5h du matin… Et bien si Félix et moi avions essayé de la raisonner et de lui expliquer que d’une part ce n’est pas notre maman et que d’autre part le respect doit être mutuel, nous nous serions disputés pendant longtemps pour rien puisqu’elle n’aurait pas changé sa position, alors qu’en employant la chilienne attitude, tu acquiesces tranquillement tout en sachant que tu n’en fera rien, et tout le monde est content sans se prendre la tête. Simple et efficace. Je vous l’accorde c’est une technique de faux-cul extrême mais depuis que je l’utilise j’ai beaucoup moins de problèmes. D’ailleurs, par la suite personne ne t’en veut d’avoir failli à ta parole puisque tout le monde le fait.
Le deuxième point négatif de cette attitude est qu’elle ne permet pas de faire avancer les choses et il est vrai que tout est extrêmement lent au Chili car beaucoup de personnes ne font rien. Par exemple, mon problème à l’université où je ne suis toujours pas dans aucune de leurs bases est dû à cela. Tout le monde dit devant moi qu’ils vont faire ce qu’ils peuvent patati patata mais une semaine plus tard lorsque je retourne les voir ils me disent que finalement je dois aller voir quelqu’un d’autres qui pourra soit disant m’aider. Le but étant de ne pas se prendre la tête et de ne surtout pas avoir de travail supplémentaire… J’écoute donc le conseil de la secrétaire qui me dit d’attendre et qu’il n’y a rien à faire. Par contre, je vais attendre en donnant cours jusqu’à la fin du mois et si le 30 mai je n’ai toujours pas été payée puisque je n’apparais pas dans leurs listes et bien j’attendrai mais sans donner cours. Voilà, cette technique ne nous fera pas avancer mais au moins je n’aurai plus l’impression d’être prise pour une imbécile que l’on ne paie pas.
jeudi 6 mai 2010
Les dix choses qui....
Un verre de Pisco Sour
Post particulier dont Félix a eu à moitié l'idée. Aujourd'hui je vais vous parlez des 10 choses qui me manqueront lorsque je reviendrai du Chili et les 10 qui ne me manqueront pas!
Commençons par les dix choses qui me manqueront:
1) Me réveiller et voir l'Océan par ma fenêtre
2) Faire mon jogging au bord de l'Océan
3) Ne jamais voir Sarko à la télé
4) Pouvoir manger une empanada quand je veux (à défaut de toute autre nourriture mais bon)
5) Boire du bon vin à 3€ la bouteille
6) Boire des pisco sour
7) Pouvoir aller en Argentine le temps d'un long week-end
8) Ne pas avoir peur lorsque je vois un chien seul dans la rue
9) Pouvoir sortir en discothèque en jean/basket
10) Prévoir des vacances à l'île de Pâques, dans le désert, à Chiloé...
Les dix choses qui ne me manqueront pas:
1) Ne pas me faire rémunérer pour mon travail
2) Que l'on me prenne pour une pigeonne partout car je suis une fille étrangère et jeune (c'est quand même beaucoup pour des gens qui ont l'esprit aussi étroit que leur pays)
3) Devoir prévoir super à l'avance si l'on va avoir besoin d'argent pour aller jusqu'au distributeur qui ne prend pas de commission et qui accepte la visa
4) Devoir mettre les 200 000 pesos que je viens de tirer dans mon soutien gorge tellement j'ai peur de me faire agresser car tout le monde m'a dit que Valparaiso c'est ultra-dangeureux
5) Devoir prendre un bus et être toujours accompagnée dès qu'il fait nuit pour la même raison de 4)
6) Poireauter dans la classe pendant toute une heure sans que les élèves ne viennent
7) Vivre avec une folle et ses animaux
8) L'odeur de caca de chien de Playa Ancha
9) Mettre 2h30 pour faire 30 km en bus
10) Me faire réveiller soit par des aboiements ou des tremblements de terre au milieu de la nuit.
lundi 3 mai 2010
week end tranquille
Vue de Horcon
Vendredi, je me rends à la UVM pour donner cours et dans les deux premières classes, seule la moitié de mes étudiants sont là, je leur demande ce qu'il se passe et il m'informe qu'en ce moment ils ont des examens que leur profs mettent à d'autre moments que leurs heures cours habituelles. Ceux qui sont là n'ont pas les mêmes option que les absents. Pour mon troisième cours: personne, je commence à avoir l'habitude.
Le soir nous nous rendons au filou de montpellier un bon resto français comme chez nous! Nous y retrouvons par hasard un ami mexicain du labo à Félix et passons la soirée avec lui.
Samedi, nous nous rendons à Horcon, village où a démarré le mouvement hippie au Chili. C'est tout petit mais vu que nous mettons 2h pour y aller et trois heures pour manger, on y passe la journée! Le soir nous rentrons, normalement nous devions faire un barbecue avec nos collocs pour dire au revoir à Alejandro et Cristal mais personne n'est là à part Josefa avec qui nous regardons la fin d'Edouard aux mains d'argents à la télé puis nous regardons Ne le dis à personne avant de nous endormir tôt.
Dimanche, nous allons courir puis mangeons avec Josefa et Natalia avant d'aller dans le plan pour tirer de l'argent faire le tour du port en bateau et faire des courses. Le tour du port a vraiment été très sympa, il y a même des lions de mer dans le port de Valpo, impressionnant ces bébêtes (non Thibault, nous ne t'en ramènerons pas!), malheureusement nous n'avions pas pris l'appareil photo avec nous. En effet, lorsque nous descendons dans le port, nous prenons le strict minimum puisque tout le monde dit que c'est extrêmement dangereux. Franchement, je ne trouve pas Valpo plus dangereux que Paris mais bon, mieux vaut prévenir que guérir donc nous faisons toujours très attention. Le soir je m'endors tôt et me réveille à 2h sans voir mon Félix à côté! Je pars donc à sa recherche et boum badaboum tombe dans les escaliers avant de le retrouver tranquillement dans le salon. Ce matin j'ai donc mal par tout après ma chute mais je n'ai bizarrement aucun bleu. Dans 20 minutes je me rendrai à l'université de Viña del Mar pour essayer de faire cours...
Je pense vraiment que le Chili est un pays extraordinaire à visiter mais vraiment pas le mieux pour travailler!
jeudi 29 avril 2010
mechona forever
Lundi, la semaine commence bien. Je rencontre une française en programme d'échange ici et me rends compte que ce n'est pas moi qui devient trop exigeante mais bien le pays qui rend beaucoup de française au bord de la crise de nerf (petite référence almodovarienne). Ensuite, les cours se passent bien et au miracle, je peux tous les assurer!
Le reste de la semaine s'annonce très tranquille puisque cette semaine se déroule la vraie semaine de Mechona à la Upla donc je ne donne pas cours mardi et jeudi. Au moins cette fois j'étais prévenue donc ça va! J'en profite pour ne pas faire grand chose... J'avais prévu de bien avancer dans l'écriture de mon mémoire mais je commence à stagner et à ne pas trop avoir le courage... Pour compenser je vais courir mardi et jeudi matin, c'est toujours aussi sympa de courir sur le bord de mer, et je continue la lecture de l'Education sentimentale entre deux parties de jeux de cartes et internet... Pas très palpitant tout ça!
Hier soir, par contre j'ai vu sur le site de l'iufm de Paris que les pré-inscriptions avaient débutées... En fait, en ce moment je suis confrontée à une grosse remise en question par rapport à mon avenir professionnel. En effet, tous mes déboires ont réussi à ce que j'aille travailler en traînant les pieds. Je ne sais plus si j'ai vraiment envie de passer ma vie à enseigner... Mais d'un autre côté, je ne sais pas trop ce que j'aimerais et pourrais faire d'autre. L'interprétariat m'est bien passer par la tête mais il faudrait avant que je vive au moins 6 mois dans un pays anglo-saxon pour pouvoir me présenter au concours... J'ai néanmoins mis ma candidature en ligne, et je demanderai très prochainement à ma gentille maman d'envoyer tous les papiers dont ils ont besoin pour examiner le dossier.
Sinon, nous nous sommes aussi enfin rendu au Roma. Le Roma est un bar à Playa Ancha (notre quartier) dont beaucoup de monde m'avait parlé en bien, en rélité, il s'agit de l'unique bar de Playa Ancha. Comment se fait-il que dans un quartier où se trouvent deux universités il n'y ait qu'un seul bar? Je n'ai pas trouvé la réponse... Et donc ce bar tellement aimé est en fait un local où l'on ne sert que de la bière et... et rien d'autre, et il ne faut pas s'attendre à un bar avec des dizaines de bières différentes. Non juste les 3 bières les plus bues au Chili: Escudo, Cristal et heineken. Un bar pourri quoi, qui ferme à 22h mais qui a le mérite d'être le seul bar de tout le quartier.
Voilà, c'est pas la grande joie mais je ne suis plus déprimée comme il y a quelque temps. Je me dis que j'ai de la chance car nous avons rencontré des gens très sympas et surtout j'aurais pu visiter le Chili qui est vraiment un magnifique pays.
Le reste de la semaine s'annonce très tranquille puisque cette semaine se déroule la vraie semaine de Mechona à la Upla donc je ne donne pas cours mardi et jeudi. Au moins cette fois j'étais prévenue donc ça va! J'en profite pour ne pas faire grand chose... J'avais prévu de bien avancer dans l'écriture de mon mémoire mais je commence à stagner et à ne pas trop avoir le courage... Pour compenser je vais courir mardi et jeudi matin, c'est toujours aussi sympa de courir sur le bord de mer, et je continue la lecture de l'Education sentimentale entre deux parties de jeux de cartes et internet... Pas très palpitant tout ça!
Hier soir, par contre j'ai vu sur le site de l'iufm de Paris que les pré-inscriptions avaient débutées... En fait, en ce moment je suis confrontée à une grosse remise en question par rapport à mon avenir professionnel. En effet, tous mes déboires ont réussi à ce que j'aille travailler en traînant les pieds. Je ne sais plus si j'ai vraiment envie de passer ma vie à enseigner... Mais d'un autre côté, je ne sais pas trop ce que j'aimerais et pourrais faire d'autre. L'interprétariat m'est bien passer par la tête mais il faudrait avant que je vive au moins 6 mois dans un pays anglo-saxon pour pouvoir me présenter au concours... J'ai néanmoins mis ma candidature en ligne, et je demanderai très prochainement à ma gentille maman d'envoyer tous les papiers dont ils ont besoin pour examiner le dossier.
Sinon, nous nous sommes aussi enfin rendu au Roma. Le Roma est un bar à Playa Ancha (notre quartier) dont beaucoup de monde m'avait parlé en bien, en rélité, il s'agit de l'unique bar de Playa Ancha. Comment se fait-il que dans un quartier où se trouvent deux universités il n'y ait qu'un seul bar? Je n'ai pas trouvé la réponse... Et donc ce bar tellement aimé est en fait un local où l'on ne sert que de la bière et... et rien d'autre, et il ne faut pas s'attendre à un bar avec des dizaines de bières différentes. Non juste les 3 bières les plus bues au Chili: Escudo, Cristal et heineken. Un bar pourri quoi, qui ferme à 22h mais qui a le mérite d'être le seul bar de tout le quartier.
Voilà, c'est pas la grande joie mais je ne suis plus déprimée comme il y a quelque temps. Je me dis que j'ai de la chance car nous avons rencontré des gens très sympas et surtout j'aurais pu visiter le Chili qui est vraiment un magnifique pays.
lundi 26 avril 2010
Gran Jota, Francisco Tárrega. Rafael Aguirre. Festival Áureo Herrero 2008
Voici une vidéo d'un guitariste grandiose:
cours ou pas cours?
Cette semaine avait assez bien commencé par un lundi où j'ai pu donner tous mes cours! Oui car ici il arrive souvent que l'université prépare des choses en même temps que mes cours sans me prévenir au préalable ou même que les étudiants ne viennent pas. Il y a un groupe de 4 étudiants que je n'ai vu que trois fois depuis le début des cours alors que je les ai normalement 2 fois par semaine...
Mardi, je continue à me battre avec l'université de la upla pour avoir accès aux cours en lignes etc que tous les profs ont. Finalement, le mec de l'informatique me concède le droit d'utiliser la plateforme moodle pour donner des cours en ligne mais ne peut toujours pas me donner un code d'accès à l'espace professeur du site de l'université car comme ma situation n'est pas régularisée, je n'apparait nulle part en tant que professeur, en effet je n'ai même pas signer de contrat. Le seul hic, c'est que sans cet accès, je ne peux même pas avoir accès à mes listes d'étudiants et je ne peux pas entrer les notes. Comment vais-je faire la semaine prochaine lors des premiers tests pour savoir si les personnes dans mon cours sont vraiment mes élèves ou des imposteurs? Apparemment ça ne pose de problème qu'à moi. Ensuite je donne mon cours à mes étudiants en première année de sport qui sont à présent 40 dans mon cours et qui commence par me demander pourquoi je n'étais pas là la semaine dernière. Etonnée je leur répond que c'était la semaine de bizutage et que l'administration m'avait informé qu'il n'y aurait pas cours. Ah bein non ils ont changé d'avis le vendredi et l'on reporté de deux semaines, et on prévenu tout le monde par mail mais comme je ne suis pas dans leurs fichiers je n'ai pas été avertie. Heureusement, je retrouve Félix pour aller à une soirée avec des collègues de son labo qui boivent et font la fête depuis 14h pour le départ de Pedro. Nous arrivons à 21h et ils sont tous déjà bourrés en train de danser dans le petit salon de leur hôte, et le plus drôle c'est que la personne en l'honneur de laquelle a lieu cette déchéance n'est même pas là!
Le mercredi, c'est ma journée sans cours et je travaille à l'écriture de mon mémoire.
Le jeudi, je donne mes cours à mes étudiants de traduction qui ont vraiment un niveau très bas pour les études qu'ils font et le soir nous nous rendons à une conférence sur la culture et la langue rapanui (de l'île de Paques) qui aurait pu être très intéressante car les conférenciers connaissent parfaitement le sujet mais qui reste trop basique à mon goût puisqu'il faut par exemple que la linguiste explique pendant 5minutes ce qu'est l'indoeuropéen car la grande majorité du public n'en a jamais entendu parlé.
Vendredi, je vais donner mes cours à l'université de Vina, j'arrive à 11h, donne mon premier cours, attends 1h40 pour le second mais personne ne vient. Je me met à errer désespérément dans les couloirs pour finalement trouver une étudiante qui m'explique que leur école organise une réunion d'information sur la poursuite de leurs études au même moment, ça aurait quand même était sympa de me prévenir! Les étudiants de mon troisième cours ne viennent pas non plus et j'attends 16h pour attraper un bus qui me ramène à Viña. Je me rends directement à l'alliance française puisque je dois donner un cours particulier à 19h et n'ai pas envie de perdre une heure dans les transports. Cependant, à 18h20, l'élève appelle l'alliance pour dire qu'il ne peut pas venir. Cela fait donc 6h que j'attends pour donner des cours en vain. Pour apaiser la rage qui commence à m'envahir je vais voir le Philippe, le directeur de l'alliance pour qu'il m'apaise, néanmoins lui aussi en a marre du Chili et des chiliens individualistes et irrespectueux. J'essaie donc une deuxième technique: le shopping. Néanmoins, les chiliennes étant plus petites et plus fortes que moi, aucun vêtement ne me va, même le S est trop large et trop court à la fois... Je rejoint donc Félix pour nous rendre à l'anniversaire de Michelle, la femme de Claudio avec qui nous sommes allé à Pichidangui. Heureusement que Félix travaille avec des gens si gentils, on passe une très bonne soirée.
Le samedi, nous commençons la journée par un footing suivi par un barbecue chez notre voisin Pierre, une sieste et nous rejoignons mon amie Sarah, son copain Nico et deux amis à eux pour manger un truc, aller dans quelques bars avant de finir au Proa, une boîte latino sympa.
Le dimanche, nous allons faire plein de course et travaillons l'après-midi avant de nous rendre au concert de Rafael Aguirre organisé par l'alliance française, regardez la vidéo, il joue très bien! Lorsque nous rentrons à la maison, c'est le bordel! Alejandro a organisé un repas ce midi avec des amis à lui et n'a pas nettoyer la moitié de la vaiselle et en plus a boucher l'évier et la moitié des personnes n'ont pas fait leur tâche ménagère de la semaine... J'espère qu'une autre assemblée aura vite lieu. Nous mangeons donc après que Félix ait mis de l'ordre dans la cuisine et nous regardons le film "Precious" qui est poignant mais assez déprimant...
Mardi, je continue à me battre avec l'université de la upla pour avoir accès aux cours en lignes etc que tous les profs ont. Finalement, le mec de l'informatique me concède le droit d'utiliser la plateforme moodle pour donner des cours en ligne mais ne peut toujours pas me donner un code d'accès à l'espace professeur du site de l'université car comme ma situation n'est pas régularisée, je n'apparait nulle part en tant que professeur, en effet je n'ai même pas signer de contrat. Le seul hic, c'est que sans cet accès, je ne peux même pas avoir accès à mes listes d'étudiants et je ne peux pas entrer les notes. Comment vais-je faire la semaine prochaine lors des premiers tests pour savoir si les personnes dans mon cours sont vraiment mes élèves ou des imposteurs? Apparemment ça ne pose de problème qu'à moi. Ensuite je donne mon cours à mes étudiants en première année de sport qui sont à présent 40 dans mon cours et qui commence par me demander pourquoi je n'étais pas là la semaine dernière. Etonnée je leur répond que c'était la semaine de bizutage et que l'administration m'avait informé qu'il n'y aurait pas cours. Ah bein non ils ont changé d'avis le vendredi et l'on reporté de deux semaines, et on prévenu tout le monde par mail mais comme je ne suis pas dans leurs fichiers je n'ai pas été avertie. Heureusement, je retrouve Félix pour aller à une soirée avec des collègues de son labo qui boivent et font la fête depuis 14h pour le départ de Pedro. Nous arrivons à 21h et ils sont tous déjà bourrés en train de danser dans le petit salon de leur hôte, et le plus drôle c'est que la personne en l'honneur de laquelle a lieu cette déchéance n'est même pas là!
Le mercredi, c'est ma journée sans cours et je travaille à l'écriture de mon mémoire.
Le jeudi, je donne mes cours à mes étudiants de traduction qui ont vraiment un niveau très bas pour les études qu'ils font et le soir nous nous rendons à une conférence sur la culture et la langue rapanui (de l'île de Paques) qui aurait pu être très intéressante car les conférenciers connaissent parfaitement le sujet mais qui reste trop basique à mon goût puisqu'il faut par exemple que la linguiste explique pendant 5minutes ce qu'est l'indoeuropéen car la grande majorité du public n'en a jamais entendu parlé.
Vendredi, je vais donner mes cours à l'université de Vina, j'arrive à 11h, donne mon premier cours, attends 1h40 pour le second mais personne ne vient. Je me met à errer désespérément dans les couloirs pour finalement trouver une étudiante qui m'explique que leur école organise une réunion d'information sur la poursuite de leurs études au même moment, ça aurait quand même était sympa de me prévenir! Les étudiants de mon troisième cours ne viennent pas non plus et j'attends 16h pour attraper un bus qui me ramène à Viña. Je me rends directement à l'alliance française puisque je dois donner un cours particulier à 19h et n'ai pas envie de perdre une heure dans les transports. Cependant, à 18h20, l'élève appelle l'alliance pour dire qu'il ne peut pas venir. Cela fait donc 6h que j'attends pour donner des cours en vain. Pour apaiser la rage qui commence à m'envahir je vais voir le Philippe, le directeur de l'alliance pour qu'il m'apaise, néanmoins lui aussi en a marre du Chili et des chiliens individualistes et irrespectueux. J'essaie donc une deuxième technique: le shopping. Néanmoins, les chiliennes étant plus petites et plus fortes que moi, aucun vêtement ne me va, même le S est trop large et trop court à la fois... Je rejoint donc Félix pour nous rendre à l'anniversaire de Michelle, la femme de Claudio avec qui nous sommes allé à Pichidangui. Heureusement que Félix travaille avec des gens si gentils, on passe une très bonne soirée.
Le samedi, nous commençons la journée par un footing suivi par un barbecue chez notre voisin Pierre, une sieste et nous rejoignons mon amie Sarah, son copain Nico et deux amis à eux pour manger un truc, aller dans quelques bars avant de finir au Proa, une boîte latino sympa.
Le dimanche, nous allons faire plein de course et travaillons l'après-midi avant de nous rendre au concert de Rafael Aguirre organisé par l'alliance française, regardez la vidéo, il joue très bien! Lorsque nous rentrons à la maison, c'est le bordel! Alejandro a organisé un repas ce midi avec des amis à lui et n'a pas nettoyer la moitié de la vaiselle et en plus a boucher l'évier et la moitié des personnes n'ont pas fait leur tâche ménagère de la semaine... J'espère qu'une autre assemblée aura vite lieu. Nous mangeons donc après que Félix ait mis de l'ordre dans la cuisine et nous regardons le film "Precious" qui est poignant mais assez déprimant...
lundi 19 avril 2010
Buenos Aires
Caminito
Nous avons pris quelques jours de congé afin de nous rendre à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine.
Mercredi, nous nous levons donc afin de prendre le petit bus qui nous amène au terminal de bus pour nous prenons un grand bus qui nous amène à Santiago où nous prenons un dernier bus pour aller à l’aéroport. Tout se passe bien jusqu’au passage de la douane où j’attends Félix pendant d’interminables minutes en voyant que le douanier ne le laisse pas passer. Le problème vient du fait que Félix a un visa de stage et est donc considéré comme résident, or tous les résidents chiliens doivent posséder la carte d’identité chilienne, or personne ne l’avait jamais dit à Félix. Heureusement, il avait quand même fait la demande et avec tous les papiers prouvant cette demande il a pu passer !
Dans l’avion de LAN c’est le luxe : pour 2h de vol (comme pour Paris-Madrid, nous pensions que les deux villes étaient plus éloignées) nous avons le droit à un écran vidéo perso avec 47 films, une collation, à boire… Ca change drôlement de ryanair !
Arrivés à Buenos Aires nous prenons un taxi pour retrouver Martin, un ami que Félix s’est fait pendant l’école d’été à Valparaiso, qui se trouve de l’autre côté de l’immense capitale. Pendant tout le trajet, il pleut à verse et le taxi nous dit que c’est comme ça depuis la veille. Néanmoins, au moment où nous sortons du taxi la pluie s’arrête et ne reprendra pas pendant tout notre séjour.
Le premier soir, Martin nous fait d’abord visiter son labo, puis le centre de Buenos Aires avant de retrouver son copain Cristian dans un centre culturel où nous voyons un concert très sympa.
Le lendemain, Félix et moi partons à la découverte de Buenos Aires et visitons les quartiers de Recoleta, le centre et San Telmo. Recoleta est un quartier très bourgeois, un peu comme le 16ème à Paris, mais il s’y trouve un cimetière très particulier pour ses mausolées extravagantes et parce que Evita y est enterrée. Dans le centre, les grands buildings côtoient des vieux bâtiments tels que la maison rose présidentielle. Ensuite, San Telmo est le lieu où est né le tango et reste pas trop touristique mais vraiment très joli et assez européen. En réalité, Buenos Aires a des airs de Madrid. Le soir, nous retrouvons Martin et des amis à lui dans le quartier chinois de Buenos Aires, qui n’est en fait qu’une rue ! Le rendez-vous était à 21h30 mais comme nous sommes arrivés en avance nous nous promenons un peu dans le quartier avant de les attendre sur la terrasse du restaurant. A 22h15, personne n’est encore arrivé donc nous commençons à manger en pensant que personne ne viendra. Néanmoins, vers 22h30, ils arrivent les uns après les autres. Et oui les argentins sont comme les espagnols : en retard. Maintenant au moins on le sait !
Le vendredi le temps est magnifique et nous allons visiter le quartier la Boca. La promenade fut intéressante car il révèle plusieurs facettes de la ville. En effet, il s’agit d’un quartier très populaire mais au sud duquel se trouve « Caminito », quelques rues pleines de couleurs, de restaurants proposant des spectacles et surtout beaucoup de touriste. Un peu comme Montmartre à Paris, c’est super joli mais trop touristique. Peu importe, nous passons un très bon moment et continuons notre exploration en passant devant le stade où a commencé Maradona pour finir dans une espèce de réserve naturelle entre la ville et le fleuve. Lorsque nous sortons de la très tranquille réserve nous débouchons sur le centre financier de Buenos Aires à la sortie des bureaux et le choc est assez violent entre la tranquillité précédente et le tumulte de la ville. Nous rentrons ensuite chez Martin et Cristian et nous leur préparons des crêpes et passons la soirée dans leur grande maison.
Le samedi, nous allons déjeuner chez la maman de Cristian puis allons nous promener à Tigre, et faisons une promenade en bateau dans le delta. Ensuite nous allons à un marché où Félix s’achète de quoi faire du maté. Le maté est LA boisson que boivent les argentins. Il s’agit d’herbe séchée (je ne sais pas trop quel type d’herbe) qu’ils mettent dans un étrange récipient et qu’il recouvre d’eau. Ils en boivent à longueur de journée. Le soir nous passons d’abord chez la cousine de Martin qui fête son anniversaire. L’ambiance est assez étrange : la cousine et ses amis ont tous 20 ans et sont en médecine mais ont l’air d’en avoir 15 et d’être encore au collège. Nous partons donc de la soirée pizza-coca-panaché pour trouver un bar à Buenos Aires, on tourne pas mal avant de retrouver des amis de Martin et Cristian dans un bar puis nous allons dans un bar-boîte gay où leur ami travesti peut entrer sans problème. Ce qui est agréable dans les endroits gay c’est qu’aucun mec ne vient t’embêter et nous passons une bonne fin de soirée.
Le dimanche, nous nous levons et petit-déjeunons avant de prendre notre avion et de retourner à Valparaiso plein d’images dans la tête…
dimanche 11 avril 2010
un joyeux non-anniversaire! à qui? à vous!
Fin de semaine très agréable qui commence jeudi par l'annonce de la part de la secrétaire du recteur de l'université de playa Ancha (la UPLA) que la semaine prochaine il n'y a pas cours puisque c'est "Mechona" c'est-à-dire la semaine de bizoutage et d'intégration à la fac! Ensuite, le vendredi, je ne donne finalement qu'1H30 de cours à l'université de Viña pour la même raison: c'était le dernier jours de la semaine d'intégration de cette université donc les cours s'arrêtaient à 14h. Il faut dire qu'au Chili, le bizoutage est aussi important qu'il l'était en FRance avant son interdiction. Ainsi, dans la rue, nous avons vu toute la semaine de jeunes étudiants sans chaussures, aux vêtement déchirés et couvert de toutes sortes de substances sur eux. Je suis bien contente que ce ne soit plus d'actualité en FRance parce que je ne vois vraiment pas l'intérêt!
Mais tant mieux pour moi car j'ai pu retourner manger avec Félix vendredi midi, pour des tacos d'anniversaire! Ensuite, le soir nous sommes allés à un barbecue avec des collègues de Félix. Le samedi, nous avons profiter de la plage, sans nous baigner car si le soleil était de la partie, l'eau restait glaciale, et nous avons passer un peu de temps avec Alejandri et sa copine Cristal qui est arrivée cette semaine d'Italie. Le soir venu, nous avons voulu fêter mon anniv en amoureux dans un restaurant que nous avions repéré mais il était entièrement réservé pour un mariage. Finalement nous avons retrouvé Séverin au hasard des rues de Valparaiso. Séverin est un français super sympa qui fait sa thèse dans la même université que celle où travaille Félix. Nous avons donc passé la soirée chez lui à nous régaler d'un barbecue de poisson en très bonne compagnie.
Aujourd'hui, dimanche, le soleil est encore présent. Nous avons commencé par un footing au bord de l'Océan et nous irons certainement à un festival de Cueca dans le centre de Valparaiso cette après-midi.
En ce qui concerne la colloc, Félix a pris les choses en main en organisant un calendrier des tâches pour les deux prochains mois et en organisant une assemblée des collocs lundi soir afin que tout le monde dise ce qui leur plait et, surtout, ce qui ne leur plait pas...
mardi 6 avril 2010
Mendoza
Les Andes
Nous avons profité du week-end de trois jours pour nous rendre à Mendoza en Argentine. Le voyage en bus pour s'y rendre était magnifique: nous avons traversé les Andes et avons vu (sans savoir lequel c'était) le plus haut pic des Amériques!
Quant à Mendoza c'est une jolie petite ville qui ne ressemble ne rien au Chili. D'abord, les rues sont propres! Aucun excrément de chien n'indispose les piétons, et pour cause, comme en Europe, il y a des personnes des services municipaux qui nettoient la rue. Ensuite, la ville semble plus méditerranéenne que toutes les villes chiliennes où nous sommes allés. D'ailleurs cela se ressent aussi dans les horaires puisqu'entre 14 et 17h les rues sont totalement désertes et les magasins tous fermés, alors qu'à partir de 20h, toute la ville est pleine de vie et les cinq places principales deviennent des lieux très sympas.
Nous avons bien sûr manger notre cotât de viande pour l'année tellement elle est délicieuse dans ce pays. D'ailleurs savez-vous pourquoi la viande argentine est si bonne? Tout simplement car les vaches se nourrissent exclusivement de l'herbe de la Pampa et ne sont pas gavées de mais et d'antibiotiques comme en Europe et aux Etats-Unis!
Sinon, au Chili je suis dans une galère monstre pour apparaitre sur les fichiers informatiques de l'université et personne ne semble se préoccuper de cela bien que si ça continue je ne pourrai pas entrer les notes de mes étudiants par exemple... Tout ça parce que je ne possède pas de RUT (carte d'identité chilienne) et que je ne peux pas en avoir car pour cela il faut avoir un visa de travail ou de stage et je n'ai pas pu m'en procurer un puisque le consulat chilien en France a besoin de plus d'un mois pour le faire et j'étais loin d'avoir tous les papiers demandés un mois avant le départ.
Dans notre maison les 8 chiots que la chienne a mis au monde commence à m'exaspérer surtout que Natalia ne nettoie absolument plus les crottes parce que "maintenant il y en a trop et trop rapidement" (je la cite). Mais la recherche de chambre est pour l'instant assez infructueuse comme je l'ai expliqué dans un commentaire.
jeudi 1 avril 2010
no soy estudiante, soy profesora
Cette semaine a été assez tranquille.
A l'université de Viña, les cours se passent très bien et les étudiants très agréables, à la différence du directeur de leur faculté. En effet, ce monsieur m'a d'abord convoqué à son bureau afin que je lui explique comment allaient se passer mes cours mais aussi, et surtout, pour me dire qu'il n'était pas, mais vraiment pas, enchanté que je travaille avec eux, parce-qu'il ne veut pas avoir de stagiaire dans son établissement. Je lui ai donc expliqué que j'avais ma maîtrise et que c'est pour le master que je faisait ce stage. Il n'avait pas l'air convaincu. Finalement, il a organisé une réunion avec les deux autres profs de français et moi mercredi midi (alors que ni l'une des autres prof ni moi n'avions cours ce jours là et que l'université est à 1h de chez moi) pour nous dire à quel point il était important que ses élèves obtiennent le diplôme DELF B2 en français et pour encore redire, devant les autres, qu'il n'était pas content que je sois là...
A la UPLA, je donne cours à 30 élèves en première année d'éducation physique et ils n'ont jamais fait de français! Ils sont nombreux mais motivés et super content d'apprendre le français, donc ça va. Aujourd'hui je devais donner cours aux étudiants de traduction mais durant la première période je n'ai eu aucun étudiant car non seulement demain c'est férié et donc ils partent en week-end, mais en plus il y avait une assemblée générale. Trois étudiants se sont quand même pointé à la deuxième période.
J'ai aussi eu à faire avec pas mal de services administratifs de ces universités, tout en leur expliquant bien que je suis une professeur et pas une étudiante. Ici, c'est presque invraisemblable qu'une personne de 24 ans puisse déjà travailler et ait des responsabilités.
Hier je suis aussi retourner au lycée français récupérer mon chèque est j'ai été surprise par mon salaire qui était deux fois moins élevé que ce que j'espérais. En effet, l'on m'avait dit que les profs étaient payés environ 12000 pesos par heure, mais je n'avais pas compris que ces 12000 pesos servaient de rémunération de cette heure pour tout le mois. Je m'explique: si par exemple un prof donne cours de 8h à 9h tous les lundis matins, on lui reverse 12000 pesos pour tous les cours du mois le lundi matin de 8 à 9h. Ils sont donc à peu près payé 4000 pesos de l'heure, soit 5€ de l'heure! Moralité: les lycées français à l'étranger paient encore moins leurs professeurs à leur juste valeur!
A l'université de Viña, les cours se passent très bien et les étudiants très agréables, à la différence du directeur de leur faculté. En effet, ce monsieur m'a d'abord convoqué à son bureau afin que je lui explique comment allaient se passer mes cours mais aussi, et surtout, pour me dire qu'il n'était pas, mais vraiment pas, enchanté que je travaille avec eux, parce-qu'il ne veut pas avoir de stagiaire dans son établissement. Je lui ai donc expliqué que j'avais ma maîtrise et que c'est pour le master que je faisait ce stage. Il n'avait pas l'air convaincu. Finalement, il a organisé une réunion avec les deux autres profs de français et moi mercredi midi (alors que ni l'une des autres prof ni moi n'avions cours ce jours là et que l'université est à 1h de chez moi) pour nous dire à quel point il était important que ses élèves obtiennent le diplôme DELF B2 en français et pour encore redire, devant les autres, qu'il n'était pas content que je sois là...
A la UPLA, je donne cours à 30 élèves en première année d'éducation physique et ils n'ont jamais fait de français! Ils sont nombreux mais motivés et super content d'apprendre le français, donc ça va. Aujourd'hui je devais donner cours aux étudiants de traduction mais durant la première période je n'ai eu aucun étudiant car non seulement demain c'est férié et donc ils partent en week-end, mais en plus il y avait une assemblée générale. Trois étudiants se sont quand même pointé à la deuxième période.
J'ai aussi eu à faire avec pas mal de services administratifs de ces universités, tout en leur expliquant bien que je suis une professeur et pas une étudiante. Ici, c'est presque invraisemblable qu'une personne de 24 ans puisse déjà travailler et ait des responsabilités.
Hier je suis aussi retourner au lycée français récupérer mon chèque est j'ai été surprise par mon salaire qui était deux fois moins élevé que ce que j'espérais. En effet, l'on m'avait dit que les profs étaient payés environ 12000 pesos par heure, mais je n'avais pas compris que ces 12000 pesos servaient de rémunération de cette heure pour tout le mois. Je m'explique: si par exemple un prof donne cours de 8h à 9h tous les lundis matins, on lui reverse 12000 pesos pour tous les cours du mois le lundi matin de 8 à 9h. Ils sont donc à peu près payé 4000 pesos de l'heure, soit 5€ de l'heure! Moralité: les lycées français à l'étranger paient encore moins leurs professeurs à leur juste valeur!
dimanche 28 mars 2010
semaine et week-end tranquille et sympa

dessin de Loco Coiron
Le reste de cette semaine s'est très bien passé. En fait j'ai donné cours dans les deux universités sans observation préalable puisque les profs ne voyaient pas l'utilité et ne semblaient pas trop avoir envie que je les observe.
Une chose étrange: les étudiants en troisième année d'école d'ingénieur de l'université de Viña ont un bien meilleur niveau que les étudiants en troisième année de traduction français-espagnol! Cela est certainement du au fait que les ingé doivent aller passer leur dernière année d'étude en France (à l'UTC!) et qu'ils sont donc très motivés! De plus ils se sentent encore plus chanceux à présent puisque se sont les derniers étudiants qui pourront profiter de cette double formation. En effet, l'université de Viña vient d'être racheté par des Etats-uniens qui ne voient pas du tout d'un bon œil que l'université ait un accord avec une université française, et ils ont donc décidé qu'à présent cet échange ne se ferait plus mais les étudiants qui avaient déjà commencé la formation pourront quand même y participé.
Sinon, ça me fait réellement plaisir de reprendre un travail que j'aime avec un public agréable!
Je donne aussi une heure de cours particulier à l'Alliance française à un brésilien qui a vécu 6 mois à Grenoble et qui ne veux pas perdre son français.
Samedi, nous nous sommes longuement promenés dans Valparaiso et j'ai enfin visité la Sebastiana (une autre maison de Neruda) qui avait été fermée après le tremblement de terre. Valparaiso est une ville enchanteresse. J'ai aussi découvert les magnifiques dessins d'un français vivant à Valparaiso la moitié de l'année s'appelant Loco Coiron. Je laisse l'adresse de son site internet pour les curieux (même si ses dessins que je préfère n'y figurent pas):
http://txtnet.com/ThierryDefert/index.htm
Aujourd'hui nous devions nous rendre à un rodéo à los Andes mais nous nous sommes découragés. En effet, nous avons appris qu'il ne restait presque plus de plqce et comme c'est à plus de deux heures de routes nous n'avions pas envie de risquer de perdre 4h dans un bus pour rien. A la place nous avons fait la grasse mat' et sommes allés courir. Cette course nous a permis de découvrir une jolie plage à 20 minutes de chez nous.
Je pense beaucoup à vous, ma famille et mes amis, et espère que vous vous portez bien.
mardi 23 mars 2010
le beau fixe
Nous sommes allés visiter deux endroits où nous pourrions vivre: une pension et une maison en reconstruction. La pension ne m'a pas trop plu car ça fait vraiment hôtel et la chambre que l'on nous proposait donne sur le salon. La deuxième est en pleine rénovation mais les travaux devraient être finis dans une semaine, à voir quand elle sera finie. Le seul problème pour cette maison c'est qu'il n'y a pas du tout de terrasse ou de jardin et que c'est un peu cher.
Sinon, j'ai commencé mes cours à l'Université de Viña del Mar, cela s'est bien passé. Et ce matin j'ai eu rendez-vous avec Oscar, qui travaillait à l'alliance française et qui a à présent un poste haut placé à l'université de Playa Ancha, qui s'est terminé par 6h de cours par semaine pour moi dans cette université: 3h avec des étudiants en traduction et 3h avec des étudiants en éducation physique. Je donnerai donc finalement 12 heures de cours par semaine au sein de ces deux université. JE suis vraiment contente de reprendre une activité professionnelle qui me plait et pour laquelle je suis formée!
Ca va donc mieux ici, d'autant plus que l'on ne ressent presque plus aucune réplique et que le soleil est au rendez-vous!
lundi 22 mars 2010
après la pluie le beau temps

Pichidangui
Le semaine s'est tranquillement poursuivie et j'ai finalement vaincu les secondes et le lycée français! Nous avons aussi pu assister à la première conférence d'un cycle sur les langues indigènes. Mon amie Sara qui fait aussi son stage à Valparaiso car son père est chilien et elle voulait en profiter pour connaître sa famille, et son copain nous ont rejoints. C'était intéressant est l'ambiance était bonne même s'il n'y avait pas beaucoup de gens car le Chili est encore traumatisé par les derniers évènements et la conférence avait lieu juste sur le bord de mer dans l'hôtel Sheraton.
Ce week-end nous sommes allés à Pichidangui avec Claudio, le tuteur de stage de Félix et sa famille, ce fut extrêmement agréable! Dans ce petit village balnéaire à 2h30 de Valparaiso, sa famille possède une maison à 20m de la plage. En plus à cette époque il n'y avait personne. La famille de Claudio, qui doit avoir à peu près 30 ans est très gentille: sa femme Michelle est super sympa et ses deux filles de 6 ans et 1ans et demi sont adorables. Et quel plaisir de dormir sur un matelas sans ressorts qui ressortent, dans une maison sans puces, et en entendant les vagues avant de s'endormir... Dommage que ça n'ait duré qu'un week-end!
Aujourd'hui, doivent commencer les cours que je vais donner à l'Université de Viña mais je commence pas deux semaines d'observation, donc cette semaine devrait être plutôt cool. Nous devons aussi visiter deux autres endroits pour changer de logement. A suivre...
mercredi 17 mars 2010
spleen
Je reviens juste du lycée française et je suis exténuée par les secondes qui ont 7h de français par semaine mais qui ne passe pas le bac de français car le lycée n'est agréé lycée français que jusqu'à la troisième. Vous vous doutez donc que les cours de français ne les intéresse absolument pas. En sortant, j'ai du marché pendant 30 min afin de trouver le distributeur automatique de la scotia bank (où nous ne payons pas de frais) pour finalement voir qu'il était en maintenance. Ensuite je rentre à la maison (1heure de trajet comme d'habitude) et en rentrant Natalia me demande où j'ai mis la poubelle car je suis de corvée poubelle cette semaine. Je lui réponds que c'est Félix qui s'en ait chargé car j'étais épuisée hier. Elle me dit alors qu'elle n'est plus là et qu'il ne faut pas laisser les poubelles dehors sinon les gens les volent, donc il faut que Félix et moi la remplacions. Comment pouvions-nous deviner que lorsqu'on nous dit de sortir les poubelles il ne faut pas laisser la sus-dite poubelle sortie? Mais bon, j'étais tellement crevée que je n'ai rien dit. Je monte donc dans la chambre et me rappelle que notre matelas va bien partir. Comment un matelas peut-il s'échapper? Et bien quand c'est quelqu'un qui la prêté à Natalia et que ce quelqu'un veut retrouver son matelas-au-ressorts-tueurs-de-dos. Cependant elle a aussi dit que l'on pourrait prendre un des matelas entreposé dans la chambre du bas, je viens donc d'aller voir ses matelas qui sont en fait des matelas d'une personne et leurs soi-disant sommiers sont des planches de bois que même moi j'aurais mieux clouée, c'est dire! Bref, j'en ai un peu marre qu'elle me prenne pour une imbécile mais le problème c'est qu'après le tremblement de terre beaucoup de personnes ont du se reloger et le marché de l'immobilier est saturé à présent et ce qui reste est super cher.
Je suis donc un peu désillusionnée en ce moment mais j'espère que ça ira mieux.
Je suis donc un peu désillusionnée en ce moment mais j'espère que ça ira mieux.
samedi 13 mars 2010
too much to explain

La maison de Neruda à Isla Negra
Jeudi, alors que je suis avec les secondes depuis 20 minutes, se met à retentir l'alarme d'évacuation, nous sortons donc et là c'est le chaos total pendant une heure, personne ne sait vraiment ce qu'il se passe, on nous fait aller d'un endroit à l'autre du lycée sans raison... Finalement on apprend qu'il y a eu un tremblement de terre au sud de Santiago (d'où les secousses ressenties) et que maintenant il y a un risque de tsunami! Heureusement le lycée est en hauteur et nous ne craignons rien. Au bout d'une heure, le directeur fait finalement une annonce dans laquelle il informe les élèves que si leurs parents viennent les chercher ils peuvent y aller ou qu'ils peuvent bien sûr leurs téléphoner mais qu'il faut retourner en classe. Comment voulez-vous faire classe après une telle pagaille sachant que les ados ont l'approbation du directeur pour téléphoner? Après le cours je décide de rester manger à la cantine puisqu'avec l'alerte tsunami il m'est juste impossible de rentrer chez moi car le bus longe la mer pendant plusieurs km. Finalement, l'alerte tsunami passe et je met 2h pour rentrer chez moi.
Le vendredi, l'atmosphère est électrique au lycée et je dois faire beaucoup de discipline pendant le cours des 4emes. A la fin de la deuxième heure je sens que je n'en peux plus moi aussi. Arrive la récréation et je me dirige vers le bureau de la principale pour lui dire que ce travail est un peu dur pour moi car je n'ai reçu aucune formation pour le faire et que ça ne se passe pas très bien avec les secondes mais j'éclate en sanglots au moment même où j'essaie de lui expliquer ce qui ne va pas. Je pense qu'en réalité beaucoup d'évènements un peu stressants se sont accumulés mais comme je suis une femme forte patati patata j'ai tout gardé en moi et là tout a explosé, c'était trop. Je me suis donc rendue à l'infirmerie et ai parlé avec la psychologue de l'école. Je pense que j'ai été plus touchée par le tremblement de terre et toutes les répliques que j'ai bien voulu me l'avouer. En plus, alors que je pensais que le pire était passé, l'alerte tsunami de la veille m'a enseigné que l'on était jamais à l'abri de quoi que se soit. Ajoutons à cela la prise en charge de cinq classes de la 5ème à la 2nde, chose à la quelle je ne suis pas du tout formée, avec des adolescents ultra bourges, sachant parfaitement que se sont des clients pour le lycée qui a besoin du support financier de leurs parents pour exister. Et me voilà en train de pleurer à cause de toutes ces choses que je n'arrive pas à maîtriser. Finalement, le directeur vient et me permet de rentrer chez moi pour me reposer. Le vendredi soir, Félix et moi allons dans un restaurant français appelé le filou de Montpellier avec au menu camembert au four, porc aux myrtilles et crème brulée, mhhhh ça fait plaisir!
Samedi, nous partons toute la journée à Isla Negra où se trouve la maison que Neruda préférait. C'est une très jolie maison au bord de la mer rempli d'innombrables souvenirs apportés des quatre coins de la planète par le poète. Nous nous recueillons devant sa tombe qu'il partage avec sa troisième femme Mathilde et finissons par nous reposer sur la plage à 30cm d'une statue du fameux poète gravée dans la roche. Journée très tranquille pour me remettre de mes émotions et me préparer à entamer le plus sereinement possible la semaine au lycée français.
jeudi 11 mars 2010
ça gratte!
Tandis que les cours au lycée suivent leur chemin avec plus ou moins de mal, les choses ne vont pas en s'améliorant dans notre maison.
Je m'explique.
Tout d'abord au lycée français, ça va très très bien avec les 5emes que j'adore! Ils sont trop mignons, participent bien, ne manquent pas de respect, m'appellent maîtresse, et écoutent tout ce que je leur dit. Avec mes deux 4emes, et les 3èmes ca va aussi à peu près. J'arrive encore à les contenir et dès qu'ils doivent particulièrement prêter attention, ils se taisent et écrivent sagement. En ce qui concerne les secondes, tout avait bien commencé puisque je les avaient eu en demi-groupe. De la sorte, ils participaient de façon disciplinée et semblaient particulièrement motivés. Cependant, je les ai eu aujourd'hui en classe entière (ils sont 28) et ça n'a pas du tout donné la même chose, surtout que la première heure était une heure de vie de classe, heure pendant laquelle la parole est censée être donnée aux élèves, et là j'ai eu beaucoup de mal à les contenir et je pense que mon autorité à leur égard en a pris un coup. 2h plus tard, je les retrouve à nouveau pour commencer l'étudie d'une nouvelle de Maupassant. Quand il s'agit de recopier ce que je leur dicte ça va mais lorsque je les invite à participer, ils ne peuvent pas s'écouter les uns les autres et je peine à les garder attentifs. Je ne comprendrai jamais les adolescents: quand on leur donne la possibilité de s'exprimer et de raisonner par eux même ça ne les intéresse pas et ils n'écoutent pas alors que lorsqu'on les oblige à écrire quelque chose et donc à suivre nos idées plutôt qu'ils se forgent les leurs tout va mieux!? Je ne comprendrai jamais les adolescents!
Ensuite, en ce qui concerne la maison, nous vivons pour l'instant avec Natalia et Alejandro et d'autres étudiants doivent arriver, mais à cause du tremblement de terre les cours commencent plus tard. Le problème vient de Natalia qui se la joue un peu comme s'il s'agissait de SA maison puisqu'elle est la locataire principale et essaie d'instaurer quelques règles qu'elle n'assume même pas. Par exemple, en ce qui concerne le ménage, elle tient absolument à écrire la répartition des tâches de tout le monde sur un papier et que chacun "coche" lorsqu'il a accompli sa tâche. Je suis absolument d'accord avec le principe, vous me connaissez, mais le problème vient du fait qu'elle ne fait pas ses tâches ou alors je ne sais pas comment. Vous ne vous imaginez pas à quel point la maison était sale lorsque nous sommes arrivée, certes elle n'était pas dérangée mais elle était bien crado, ils n'avaient même pas de serpillière! Un autre exemple: Natalia possède deux animaux, un chat et un chien qu'elle laisse dans le patio. Et je dis bien laisse car elle ne s'occupe absolument pas d'eux. La dernière Félix donna à manger à la chienne qui mourrait de faim, mais pas assez apparemment puisqu'elle renversa la poubelle pour manger ce qu'il y avait dedans. Sur ce Félix alla dire tout simplement à Natalia ce qui s'était passé. Commenca alors une longue discussion un peu houleuse puisqu'elle lui répondit que ce n'était pas à elle de le ramasser mais à la personne qui avait laissé la poubelle où elle était (sachant qu'elle était à sa place habituelle je ne vois pas trop où elle voulait en venir). Ensuite il lui suggéra qu'elle pourrait ramasser les crottes de son chien qui minent le jardin, heureusement Félix en a déjà retiré une bonne partie donc on peut y circuler, et elle lui dit que le patio était l'endroit pour le chien. Ben oui quoi, ça vous paraît pas logique? Donc Félix en a un peu marre et moi, j'en ai surtout marre des puces qui me dévorent. En effet, maniaque comme je suis, je sais que je suis beaucoup plus intransigeante sur la propreté qu'un grand nombre de personne, je ne m'énerve (presque) plus lorsque quelqu'un laisse la maison que l'on partage sale, car je sais que pour elle ce n'est certainement pas si sale...
Hier, Félix a mangé avec Alejandro et il se trouve aussi que lui aussi en a marre de Natalia et qu'il pense changer de logement.
Ainsi, on cherche un peu pour peut être changer de logement... Mais bon à côté de ça, quand elle ne fait pas sa chef, Natalia est sympa et la maison est bien située donc ce n'est pas non plus terrible si nous restons.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je suis un peu fatiguée par tous les cours que je donne mais ce n'est que pour deux semaines!
Je m'explique.
Tout d'abord au lycée français, ça va très très bien avec les 5emes que j'adore! Ils sont trop mignons, participent bien, ne manquent pas de respect, m'appellent maîtresse, et écoutent tout ce que je leur dit. Avec mes deux 4emes, et les 3èmes ca va aussi à peu près. J'arrive encore à les contenir et dès qu'ils doivent particulièrement prêter attention, ils se taisent et écrivent sagement. En ce qui concerne les secondes, tout avait bien commencé puisque je les avaient eu en demi-groupe. De la sorte, ils participaient de façon disciplinée et semblaient particulièrement motivés. Cependant, je les ai eu aujourd'hui en classe entière (ils sont 28) et ça n'a pas du tout donné la même chose, surtout que la première heure était une heure de vie de classe, heure pendant laquelle la parole est censée être donnée aux élèves, et là j'ai eu beaucoup de mal à les contenir et je pense que mon autorité à leur égard en a pris un coup. 2h plus tard, je les retrouve à nouveau pour commencer l'étudie d'une nouvelle de Maupassant. Quand il s'agit de recopier ce que je leur dicte ça va mais lorsque je les invite à participer, ils ne peuvent pas s'écouter les uns les autres et je peine à les garder attentifs. Je ne comprendrai jamais les adolescents: quand on leur donne la possibilité de s'exprimer et de raisonner par eux même ça ne les intéresse pas et ils n'écoutent pas alors que lorsqu'on les oblige à écrire quelque chose et donc à suivre nos idées plutôt qu'ils se forgent les leurs tout va mieux!? Je ne comprendrai jamais les adolescents!
Ensuite, en ce qui concerne la maison, nous vivons pour l'instant avec Natalia et Alejandro et d'autres étudiants doivent arriver, mais à cause du tremblement de terre les cours commencent plus tard. Le problème vient de Natalia qui se la joue un peu comme s'il s'agissait de SA maison puisqu'elle est la locataire principale et essaie d'instaurer quelques règles qu'elle n'assume même pas. Par exemple, en ce qui concerne le ménage, elle tient absolument à écrire la répartition des tâches de tout le monde sur un papier et que chacun "coche" lorsqu'il a accompli sa tâche. Je suis absolument d'accord avec le principe, vous me connaissez, mais le problème vient du fait qu'elle ne fait pas ses tâches ou alors je ne sais pas comment. Vous ne vous imaginez pas à quel point la maison était sale lorsque nous sommes arrivée, certes elle n'était pas dérangée mais elle était bien crado, ils n'avaient même pas de serpillière! Un autre exemple: Natalia possède deux animaux, un chat et un chien qu'elle laisse dans le patio. Et je dis bien laisse car elle ne s'occupe absolument pas d'eux. La dernière Félix donna à manger à la chienne qui mourrait de faim, mais pas assez apparemment puisqu'elle renversa la poubelle pour manger ce qu'il y avait dedans. Sur ce Félix alla dire tout simplement à Natalia ce qui s'était passé. Commenca alors une longue discussion un peu houleuse puisqu'elle lui répondit que ce n'était pas à elle de le ramasser mais à la personne qui avait laissé la poubelle où elle était (sachant qu'elle était à sa place habituelle je ne vois pas trop où elle voulait en venir). Ensuite il lui suggéra qu'elle pourrait ramasser les crottes de son chien qui minent le jardin, heureusement Félix en a déjà retiré une bonne partie donc on peut y circuler, et elle lui dit que le patio était l'endroit pour le chien. Ben oui quoi, ça vous paraît pas logique? Donc Félix en a un peu marre et moi, j'en ai surtout marre des puces qui me dévorent. En effet, maniaque comme je suis, je sais que je suis beaucoup plus intransigeante sur la propreté qu'un grand nombre de personne, je ne m'énerve (presque) plus lorsque quelqu'un laisse la maison que l'on partage sale, car je sais que pour elle ce n'est certainement pas si sale...
Hier, Félix a mangé avec Alejandro et il se trouve aussi que lui aussi en a marre de Natalia et qu'il pense changer de logement.
Ainsi, on cherche un peu pour peut être changer de logement... Mais bon à côté de ça, quand elle ne fait pas sa chef, Natalia est sympa et la maison est bien située donc ce n'est pas non plus terrible si nous restons.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je suis un peu fatiguée par tous les cours que je donne mais ce n'est que pour deux semaines!
lundi 8 mars 2010
ouf
Ce matin, le réveil sonne tellement tôt que je pense que c'est une blague. Cependant il s'agit bien de l'alarme qui doit me réveiller qui sonne. Je me lève donc difficilement, m'habille, me lave les dents et monte dans le bus alors qu'il fait encore nuit! Je mange mon ptit déj dans le bus et à 7h50 j'arrive au lycée français où je fais la connaissance de mes collègues. A 8h20 a lieu le discours du recteur suivi du chant de l'hymne chilien puis de la Marseillaise devant les deux drapeaux. Je pense que c'est la première fois que je chante notre hymne pour une raison officielle!
Ensuite, je dois m'occuper des paperasses administratives et enfin je donne classe à une classe de 3°.
Au début je suis assez confiante mais quand vient le moment où je leur demande de sortir leurs manuels et qu'ils ne les ont pas encore. Sachant que le programme de la séance est "découverte du manuel" je me trouve prise au dépourvue. Ce n'est pas grave, on improvise une présentation du brevet, un rappel des grands auteurs qu'ils doivent connaître par siècle, et une petite mise en jambe sur l'autobiographie!
Le cours avec les 4° se passe mieux puisqu'ils ont leur livre et que je sais exactement ce que je dois faire. Cependant j'ai un peu peur pour un élève qui vient de commencer au lycée français et qui ne connaît pas un mot de français...
Comme c'est le premier jours de classe, ils n'ont pas cours l'après-midi et donc moi non plus et je retourne donc à la maison corriger leur petites autobiographies. Je pense que leur niveau est inférieur à celui d'enfants scolarisés en France car la plupart sont chiliens et ne parle français qu'au lycée.
Ensuite, je dois m'occuper des paperasses administratives et enfin je donne classe à une classe de 3°.
Au début je suis assez confiante mais quand vient le moment où je leur demande de sortir leurs manuels et qu'ils ne les ont pas encore. Sachant que le programme de la séance est "découverte du manuel" je me trouve prise au dépourvue. Ce n'est pas grave, on improvise une présentation du brevet, un rappel des grands auteurs qu'ils doivent connaître par siècle, et une petite mise en jambe sur l'autobiographie!
Le cours avec les 4° se passe mieux puisqu'ils ont leur livre et que je sais exactement ce que je dois faire. Cependant j'ai un peu peur pour un élève qui vient de commencer au lycée français et qui ne connaît pas un mot de français...
Comme c'est le premier jours de classe, ils n'ont pas cours l'après-midi et donc moi non plus et je retourne donc à la maison corriger leur petites autobiographies. Je pense que leur niveau est inférieur à celui d'enfants scolarisés en France car la plupart sont chiliens et ne parle français qu'au lycée.
samedi 6 mars 2010
premiers pas dans l'éducation nationale
Vue depuis notre chambre
Ce vendredi matin, mes nouvelles obligations m'obligent à me lever tôt puisque je dois rencontrer la prof que je remplacerai au lycée français de Valparaiso qui se trouve en fait à Reñaca c'est à dire à une heure en bus de Valpo, et encore j'ai de la chance car le bus desservant Valpo-Reñaca passe juste en bas de chez nous. Philippe, le Directeur de l'Alliance Française m'a proposé de m'amener depuis Viña afin de me présenter au proviseur du lycée etc. Je découvre donc mon futur lieu de travail pour deux semaines. Ensuite, la prof que je remplacerai m'explique pendant plusieurs heures les cours qu'elle a préparé pour moi. Heureusement, elle m'a vraiment bien préparé le travail car je vais enseigner dans cinq classes de la 5° à la 2nde et je commence lundi!
Je rentre ensuite chez moi en bus et continue à potasser les cours que je vais prodiguer à mes élèves. C'est bizarre, c'est la première fois que j'ai des élèves et pas des étudiants en face de moi!
Je pense que c'est le bon moment pour que je vous raconte un grave problème pour l'enseignement du français au Chili. Ici, les lycées français ne se font pas appeler "lycée français" comme dans tout le reste de la planète mais "Alliance française", pourquoi? Dieu seul le sait! Comme vous vous imaginez cela entraîne une grande confusion et en général pour les chiliens l'acronyme "Alliance Française" est synonyme de "colegio francés" et pas d'école de français. Ainsi, peu d'entre eux savent qu'il leur est possible d'apprendre le français au sein des VRAIES Alliances Françaises.
Le soir, nous nous rendons chez une collègue de Félix pour manger des makis que nous apprenons d'abord à faire, ça y'est je sais faire des californian makis!!! Et nous passons une bonne soirée bien arrosée avec les collègues de Félix. Vers minuit ils décident de sortir en boîte mais Félix et moi décidons de rentrer pour préserver nos force pour l'anniv de Félix. Seulement lorsque nous rentrons, nos collocs et notre voisin Pierre sont encore dans le salon et parviennent à me tenir éveillée grâce à un melon au vin blanc! Ce truc la est vraiment très bon!
Ce matin nous nous réveillons et j'offre ces cadeaux à Félix avant de préparer le grand barbecue qui nous attend et un bien sûr un gâteau!
jeudi 4 mars 2010
Mademoiselle
coucou à qui lit ce blog(?),
A la vue du nombre ridicule de personnes qui ont laissé un message sur le blog, je pense que personne ne le lit et j'écris donc certainement mon dernier post puisque j'ai l'impression de ne parler qu'à un mur, et encore si c'était celui de facebook je recevrais plus de réponse!
Donc si par hasard quelqu'un tombe sur ce message il apprendra que l'on m'a proposé ce matin de remplacer une professeur à Lycée français de Reñaca pendant deux semaines. J'aurai ainsi en charge cinq classes de la 6eme à la 2nde, n'étant pas du tout formé pour cela je suis assez anxieuse. Néanmoins, toutes les personnes auxquelles j'ai parlé avaient l'air absolument certain que je suis plus que qualifiée pour cela. Qui vivra verra!
Voilà c'est tout pour aujourd'hui et certainement tout tout court puisque je ne vois pas l'intérêt de donner de mes nouvelles si personne ne les lit. Je pense ainsi supprimer ce blog, car il dévoile des contenus privés, si personne de mon entourage ne le lit.
A la vue du nombre ridicule de personnes qui ont laissé un message sur le blog, je pense que personne ne le lit et j'écris donc certainement mon dernier post puisque j'ai l'impression de ne parler qu'à un mur, et encore si c'était celui de facebook je recevrais plus de réponse!
Donc si par hasard quelqu'un tombe sur ce message il apprendra que l'on m'a proposé ce matin de remplacer une professeur à Lycée français de Reñaca pendant deux semaines. J'aurai ainsi en charge cinq classes de la 6eme à la 2nde, n'étant pas du tout formé pour cela je suis assez anxieuse. Néanmoins, toutes les personnes auxquelles j'ai parlé avaient l'air absolument certain que je suis plus que qualifiée pour cela. Qui vivra verra!
Voilà c'est tout pour aujourd'hui et certainement tout tout court puisque je ne vois pas l'intérêt de donner de mes nouvelles si personne ne les lit. Je pense ainsi supprimer ce blog, car il dévoile des contenus privés, si personne de mon entourage ne le lit.
mercredi 3 mars 2010
petit à petit l'oiseau fait son nid, euh non son stage
Lundi matin devait commencer une formation à l'institut franco-chilien à Santiago, néanmoins comme Lalo et Coca qui devaient m'héberger n'ont plus de maison en ce moment à cause du tremblement de terre, que j'étais encore morte de peur à chaque réplique, et que je n'étais pas sûre du tout que la formation était maintenue, je suis restée à Valparaiso en sécurité dans les bras de Félix. Et bien oui, vous ne saviez pas que rien de mal ne peut m'arriver lorsque je suis dans ses bras? J'arrive ainsi à l'Alliance française de Viña lundi matin et aide à ranger les livres et nettoyer les bris de verre par terre. Cependant lorsque le directeur de l'Alliance arrive il est surpris de me voir ici et que je ne sois pas à Santiago, il faut quand même préciser que personne à part les habitants de Santiago n'y sont allés. Nous essayons de joindre celle qui s'occupe de cette formation, sans réponse. Après avoir fini de nettoyer je rentre donc chez nous en disant que si la formation a lieu j'irai sans problème le lendemain. Dans l'après-midi, Félix et moi décidons de trouver cette plage qui semble être proche de notre maison mais que nous n'arrivons jamais à atteindre et nous parvenons à notre but en 10 minutes. N'est-ce pas formidable d'avoir une plage à 10 minutes de chez soi? En rentrant, j'appelle le directeur qui m'informe que la formation a bien lieu même si 2/3 des participants n'ont pas pu s'y rendre.
C'est donc à 7h que je me réveille mardi afin de rejoindre Santiago et le lieu de la formation pour 10h. La formation se passe très bien et en petit comité, nous travaillons à 3 sur la préparation d'atelier de renforcement oral pour des chiliens qui iront étudier en France. Ce fut très constructif et enrichissant puisque nous avons élaboré tout un programme pour 15h de cours et que nous avons échangé beaucoup d'activités. Les soir j'ai le droit a une grande chambre dans un hôtel à 79$ la nuit pour moi toute seule! Et le lendemain nous continuons la formation, puis je prends le bus et hop là, me revoilà à Valparaiso devant mon PC en train de vous écrire ce mail!
Je voulais aussi ajouter que pendant ces derniers jours je me suis mieux rendu compte de l'étendu des dégâts provoqués par le tremblement de terre et j'ai pu observer des toits d'églises éffondrés, des murs entiers de maisons tombés, des devantures de musées écroulés... Bref, Félix et moi avons été très chanceux!
C'est donc à 7h que je me réveille mardi afin de rejoindre Santiago et le lieu de la formation pour 10h. La formation se passe très bien et en petit comité, nous travaillons à 3 sur la préparation d'atelier de renforcement oral pour des chiliens qui iront étudier en France. Ce fut très constructif et enrichissant puisque nous avons élaboré tout un programme pour 15h de cours et que nous avons échangé beaucoup d'activités. Les soir j'ai le droit a une grande chambre dans un hôtel à 79$ la nuit pour moi toute seule! Et le lendemain nous continuons la formation, puis je prends le bus et hop là, me revoilà à Valparaiso devant mon PC en train de vous écrire ce mail!
Je voulais aussi ajouter que pendant ces derniers jours je me suis mieux rendu compte de l'étendu des dégâts provoqués par le tremblement de terre et j'ai pu observer des toits d'églises éffondrés, des murs entiers de maisons tombés, des devantures de musées écroulés... Bref, Félix et moi avons été très chanceux!
samedi 27 février 2010
le tremblement de terre
Je pense que vous devez tous être au courant que le Chili a connu cette nuit un tremblement de terre 50 fois plus fort que celui de Haiti d'après les spécialistes.
A 3h40 du matin, je me suis ainsi réveillée car tout autour de moi tremblait. Au début j’ai pensé que ce n’était qu’une petite secousse, apparemment cela peut arriver souvent, cependant au bout de quelques dizaines de secondes, je ne saurais dire combien car le temps sembla s’arrêter, j’ai réveillé Félix qui dormait encore !!!
Lorsque la secousse s’est arrêtée notre colocataire nous a dit qu’il valait mieux sortir de la maison, ce que nous avons fait comme tous les habitants du quartier qui étaient en chemise de nuit dehors.
Plus tard, nous sommes retournés nous coucher, j’essaie aussi d’envoyer un sms à ma Maman pour lui dire que tout va bien cependant les lignes de téléphones sont coupées, et je me réveille plusieurs fois à cause des répliques.
Le lendemain, je me fais réveiller par le portable : notre ami Lalo à Santiago qui voulait savoir comment on allait.
Ensuite, ne sachant pas trop quoi faire je me suis mis à faire le ménage. Il faut dire que la maison en avait besoin car elle était très très sale ! Maintenant je me sens donc plus chez moi. Par contre pendant ce temps on apprend l’intensité des dégâts dans tout le Chili et dans Valparaiso même et décidons d’écouter les conseils des gens à la télévision qui nous disent de rester chez nous. De petites répliques continuent à se produire de temps à autre et je suis un peu anxieuse mais le pire est bel et bien passé.
Enfin, surtout soyez rassuré, Félix et moi allons très bien, notre maison n’a rien et celles de notre quartier non plus, cela a vraiment été plus de peur que de mal pour nous heureusement.
A 3h40 du matin, je me suis ainsi réveillée car tout autour de moi tremblait. Au début j’ai pensé que ce n’était qu’une petite secousse, apparemment cela peut arriver souvent, cependant au bout de quelques dizaines de secondes, je ne saurais dire combien car le temps sembla s’arrêter, j’ai réveillé Félix qui dormait encore !!!
Lorsque la secousse s’est arrêtée notre colocataire nous a dit qu’il valait mieux sortir de la maison, ce que nous avons fait comme tous les habitants du quartier qui étaient en chemise de nuit dehors.
Plus tard, nous sommes retournés nous coucher, j’essaie aussi d’envoyer un sms à ma Maman pour lui dire que tout va bien cependant les lignes de téléphones sont coupées, et je me réveille plusieurs fois à cause des répliques.
Le lendemain, je me fais réveiller par le portable : notre ami Lalo à Santiago qui voulait savoir comment on allait.
Ensuite, ne sachant pas trop quoi faire je me suis mis à faire le ménage. Il faut dire que la maison en avait besoin car elle était très très sale ! Maintenant je me sens donc plus chez moi. Par contre pendant ce temps on apprend l’intensité des dégâts dans tout le Chili et dans Valparaiso même et décidons d’écouter les conseils des gens à la télévision qui nous disent de rester chez nous. De petites répliques continuent à se produire de temps à autre et je suis un peu anxieuse mais le pire est bel et bien passé.
Enfin, surtout soyez rassuré, Félix et moi allons très bien, notre maison n’a rien et celles de notre quartier non plus, cela a vraiment été plus de peur que de mal pour nous heureusement.
jeudi 25 février 2010
La Serena et el Valle de Elqui

Les vignes, le désert et le ciel de Pisco Elqui

Vicuña

L'une de 29 églises de la Serena
Notre voyage se poursuit vers le nord et 23h après avoir pris le bus à Ancud nous voilà arrivé à la Serena. La Serena est une très jolie ville qui fait vraiment coloniale avec ses 29 églises. De plus, on peut s'y baigner car l'eau y est beaucoup moins froide que dans le sud. Le seul problème étant les méduses, beaucoup plus nombreuses qu'à l'accoutumé à cause d'el Niño semble-t-il (il vraiment pas possible ce courant pacifique!!!). Je ne me suis donc pas beaucoup baignée mais nous avons quand même bien profité de la plage, c'était assez sympa après toutes les randonnées que nous avons faites et tous les kilomètres que nous avons parcourus.
A la suite de la Serena nous nous sommes rendu à Vicuña, très jolie ville de 12000 habitants où la poétesse Gabriela Mistral a vécu. Cette femme et l'une des deux chiliens à avoir obtenu le prix nobel de littérature avec Pablo Neruda. L'autre raison pour laquelle cette ville est nationalement connue est la présence de l'usine Capel, la plus grande marque de Pisco au Chili! Le pisco est un alcool de 30-40° fait à partie de vignes de Moscatel et les chiliens en raffolent. Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls car ils ne cessent de se disputer avec le Pérou afin de déterminer d'où vient cet alcool. Si vous n'avez jamais bu ou entendu parler du Pisco c'est tout à fait normal puisque seulement 1% de la production de Pisco est exporté.
Ensuite nous avons mis les voiles sur Pisco Elqui (ville rebaptisée ainsi pour faire valoir la "chilienneté" du Pisco) qui se trouve être une vallée où poussent les vignes en grande quantité et qui est entourée par le désert! En fait, ça m'a un peu fait penser aux "wadis" à Oman. En effet, toute les montagnes aux alentours sont très arides et juste dans la vallée au milieu cours un fleuve autour duquel la végétation est abondante ce qui permet la culture de la vigne.
Une autre caractéristique de la région est la pureté de son ciel qui a conduit à l'installation de plusieurs télescopes dans toute la région. Il est vrai que le ciel de la nuit est incroyable! C'est peut-être aussi pour cela que la vie nocturne est si importante. Mais peut-être aussi car la ville est peuplée en grande majorité de hippies!
Enfin, nous reprenons la route vers Valparaiso en nous arrêtant à Coquimbo et Santiago.
Ainsi se finit notre périple à travers le Chili, la prochaine étape étant Valparaiso et nos stages (le mien vient de commencer et Félix retournera au labo lundi).
mercredi 24 février 2010
Valdivia et Chiloé

L'église de Tenaun

Le bout du monde

Les pingouins de Chiloé


Valdivia
Après Pucon et son volcan que nous n’avons pas réussi à voir pendant notre halte de trois jours, nous avons poursuivi notre voyage vers Valdivia. Valdivia est l’une des plus vielles villes du Chili, elle fut fondée afin de conforter la domination espagnole sur les indiens Mapuches puis sur l’Amérique espagnole contre les anglais et hollandais. Apparemment, c’est l’une des villes où il pleut le plus au Chili mais nous avons eu un temps magnifique qui nous a fait rester trois nuits plutôt que deux comme nous avions prévu au début. De plus, nous avons séjourné dans une auberge de jeunesse vraiment sympa, avec une magnifique déco et des gens super agréables qu’ils soient pensionnaires ou employés. Nous avons donc profité de la ville et de ses environs dont ses forts et ses plages, et oui, je me suis enfin baignée dans le Pacifique ! Mais l’eau est gelée à cause d’un courant qui longe toute la côte chilienne…
Après Valdivia, nous avons rejoint Chiloé. Chiloé est un archipel d’îles à la même hauteur que le début de la Patagonie chilienne où il pleut au moins 300 jours par an ce qui lui octroie une atmosphère et une végétation très particulière et quasi mystique. Néanmoins, nous avons eu beaucoup de chance car il y a fait très beau. A notre arrivée, Félix ne se sentait pas très bien et il pleuvait un peu donc nous nous sommes un grand luxe : une nuit dans un hôtel au bord de la mer pour 25€ la chambre attention ! Mais ca fait du bien de dormir dans un lit et de pouvoir se lever entièrement pour s’habiller, bien que notre tente soit par ailleurs très bien (on l’a très bien choisi Papa) et que nos « sleeping bed » de décathlon soit bien plus confortables qu’il n’y parait.
Le lendemain, nous sommes allés à Punhuil où nous avons pu voir, dans leur milieu nature, des pingouins de Humboldt et de Magellan ainsi que des loutres des mers (trop marrantes) et même une otarie, c’était trop bien ! J’étais émerveillée, une vraie gamine ! Ensuite, nous nous sommes retrouvé « au bout du monde », vraiment la côte ouest de Chiloé n’est presque pas habitée et un tremblement de terre d’échelon 9,4 sur l’échelle de Richter (sachant qu’elle ne va plus loin que 8) a complètement changé la morphologie du sol. Puis nous avons rejoint une maison d’hôtes où les hôtes étaient adorables tout en prenant soin de ne perdre aucune des Eglises en bois chilote recensées comme patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Les jours suivants, nous avons continué notre périple en nous attardant surtout à Castro, la capitale de l’île avec ses fjords et ses maisons sur pilotis et dans le parc naturel de l’île.
A suivre : le voyage de 23 heures jusqu’à la Serena et le Petit Nord.
dimanche 21 février 2010
de retour à Santiago

El Cañi
alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441910519659141202" />Parque Conguillio

Temuco
Ca y est, nous avons fini notre petit tour du Chili et nous sommes de retour à Santiago avant de rejoindre Valparaiso pour nos stages. J'avoue que j'ai hate de découvrir cette ville où je vais passer 4 mois.
Pour revenir à notre voyage, je vqis vous raconter aujourd'hui ce que nous avons fait en Araucanie. Région très connue grace aux indiens Mapuche ou araucains qui l'habitent et qui en ont fait baver les espagnols comme en témoigne le livre La Araucania écrit par Alonso de ercilla.
Nous avons commencé par la visite Temuco, ville pionnière du Petit Sud du Chili, très sympa car elle faisait beaucoup penser aux villes des westerns avec en prime la culture des indiens mapuches. Ensuite nous avons rejoint le parque Conguillio. C'est un magnifique parc naturel dans lequel nous avons pu faire une magnifique promenade avant que le ciel ne nous tombe littéralement sur la tete! Et ce qu'il faut savoir c'est que là-bas quand il pleut, il pleut comme la pire pluie que vous avez vu en France pendant 24 heures sans arret. Felix a donc décidé d'appeler un taxi pour venir nous rechercher au parc car la ville la plus proche est à une vingtaine de km. Nous avons donc eu droit à une virée sous le déluge!
Ensuite nous nous sommes rendus à Pucon, lieu très touristique pour son tourisme d'aventure, son lac et son volcan. Sauf que en trois jours là-bas nous n'avons pas vu une seule fois le volcan à cause des nuages. Nous sommes meme aller jusqu'au pied du volcan pour essayer de l'escalader mais les guides ont eu la sagesse d'annuler l'expédition à cause du brouillard. A la place, nous avons décidé de faire une randonnée dans un parc nommé El Cañi. Magnifique! Ce parc était un sanctuaire Mapuche où les indiens venaient faire toutes sortes de rituel et avec le brouillard sur les cimes s'était encore plus magique, meme si la montée de 1200m de dénivelé en trois kilomètres fut un peu rude!
C'est tout pour l'Araucanie, la suite au prochain épisode!
mardi 16 février 2010
Petites nouvelles

Coucou a tous! Je vous ecris depuis La Serena dans le Norte Chico du Chili.je suis désolée de ne pas avoir laisse plus de messages mais nous voyageons dans tout le Chili depuis le début du mois et je n'ai pas eu beaucoup accès a des ordinateurs . D'ailleurs j'écris avec l'iPhone de Félix et je galère un peu! Enfin bref, tout ca pour dire que tout va bien. Nous avons déjà pas mal voyagé et je vous raconterai tous les détails quand je serai à valparaiso devant un vrai pc!
mercredi 3 février 2010
mardi 2 février 2010
aie
Alors depuis notre arrivée nous sommes restés a Santiago chez les parents de Nelson et nous avons aussi un peu visité la ville le premier jours avec Lalo (un ami que Félix s'est fait pendant l'université d'été super sympa) et sa copine qui nous ont meme hébergés la nuit et invité a un asado (barbecue) chez les parents de cette derniere dimanche midi.
Malheureusement, je nái pas pu profiter de ce barbecue. En effet, a peine sortie de l'avion je me suis sentie patraque, normal me direz-vous apres 17h de voyage avec un bébé juste derriere moi et un autre deux sieges plus loin et lorsque l'on prend 25° de plus durant cet interval. Mais en fait je devais aussi couver une petite gastro que la fatigue a fait ressortir et je me suis donc surtout reposée les deux derniers jours. Heureusement, la maman de Nelson est infirmiere et s'occupe tres bien de moi.
Cependant nous allons quand meme retarder notre départ vers le sud a demain (au grand dam de Félix) pour que je me remette totalement.
Sinon, les chiliens sont tres gentils et acceuillants et ce que j'ai vu de Santiago est tres sympa!
PS:désolé pour les accents manquants, ¡j'écris avec un clavier español!
Malheureusement, je nái pas pu profiter de ce barbecue. En effet, a peine sortie de l'avion je me suis sentie patraque, normal me direz-vous apres 17h de voyage avec un bébé juste derriere moi et un autre deux sieges plus loin et lorsque l'on prend 25° de plus durant cet interval. Mais en fait je devais aussi couver une petite gastro que la fatigue a fait ressortir et je me suis donc surtout reposée les deux derniers jours. Heureusement, la maman de Nelson est infirmiere et s'occupe tres bien de moi.
Cependant nous allons quand meme retarder notre départ vers le sud a demain (au grand dam de Félix) pour que je me remette totalement.
Sinon, les chiliens sont tres gentils et acceuillants et ce que j'ai vu de Santiago est tres sympa!
PS:désolé pour les accents manquants, ¡j'écris avec un clavier español!
dimanche 31 janvier 2010
bien arrivee
Coucou a tous!
Juste un petit ñessage pour vous dire que je suis bien arrivee a Santiago ou il fait bien chaud et qui est une tres jolie ville qui ressemble assez a Madrid.
Juste un petit ñessage pour vous dire que je suis bien arrivee a Santiago ou il fait bien chaud et qui est une tres jolie ville qui ressemble assez a Madrid.
lundi 11 janvier 2010
Inscription à :
Articles (Atom)