lundi 14 juin 2010

J-11

Dans onze jours nous partons de Valparaiso. Ces dernières semaines ont été navrantes par le fait que rien n'a avancé dans ma situation chaotique dans les université, que Natalia abuse de plus en plus et que pendant le mondial l'on s'aperçoit encore plus de la fainéantise ambiante. En effet, ce n'est pas uniquement pour les matchs chiliens que ces derniers arrêtent de travailler mais pour TOUS les matchs qui ont lieu à 10h30 et 14h30 ici. Bref les choses n'avancent pas et nous avons hâte de quitter Valparaiso pour aller découvrir l'île de Pâques et le désert d'Atacama avant de rentrer en France.

Sinon, j'ai reçu un mail de l'iufm me disant que j'étais admissible directement en 2eme année de leur nouveau master mair qu'il fallait que je passe un test le 15 juin, pas possible donc... Maintenant il faut que j'attende de savoir s'ils me prennent en M1 le 30 juin.

vendredi 4 juin 2010

l'opium du peuple

Si Marx ressuscitait et vivait au Chili, il changerait très certainement certainement son célébre "la religion est l'opium du peuple". En effet, au Chili comme dans beaucoup (trop) de pays, ce qui déchaine les passions, ce qui fait s'entasser les masses dans les mêmes lieux aux mêmes moments et dans un but unique c'est le football!

La coupe du monde arrive à grand pas et tous les chiliens sont persuadés qu'ils vont la gagner. Je sens que vous froncez les sourcils devant votre ordinateur: les chiliens jouent à la coupe du monde? Et bien oui sauf que depuis 1998 ("et un et deux et trois zéro!") ils n'ont pas eu le droit de jouer pour triche: le gardien de l'équipe du Chili s'était apparemment coupé l'arcade tout seul et a joué la victime mais l'arbitre a démasqué le stratagème et les a puni de coupe du monde jusqu'à cette année. A présent, c'est la folie au Chili, tout le monde ne parle déjà que de la coupe du monde et Félix a même un collègue qui se rend en Afrique du Sud afin de voir tous les matchs où jouera l'équipe chilienne. Cela a pris une telle proportion qu'une loi ou un décret serait passé stipulant que tous les chiliens devraient avoir la possibilité de voir les matchs où l'équipe jouera. Ainsi, les patrons ont soit la possibilité de mettre une télé et le cable au sein des locaux de leur entreprise, soit de laisser leurs employés rentrer chez eux. Il en va de même dans le milieu scolaire. J'aurai donc certainement des cours qui vont (encore) sauter à cause d'une partie de foot... Rien ne semble égaler la passion chilienne pour le foot...

lundi 31 mai 2010

Titia KO

Ma bataille contre l'administration de la UPLA m'a laissée KO! Le mardi, je me rends au service administratif de l'université pour ENFIN signer un contrat, étant étrangère ils s'attendent à ce que je le signe et m'en aille sans faire de vague. Sauf qu'ils avaient oublié que je savais lire et je me mets donc à lire ce contrat et m'aperçois que d'une part ils ont oublié la moitié de mes heures et que d'autre part dans les dates de remise de chèque pour me payer sont inscrites le 27 juin, le 27 juillet et le 27 aout alors que je pars le 25 juin de Valpo. Je leur fais donc remarquer ces problèmes et ils me disent de retourner voir la secrétaire de ma faculté, je m'y rends donc et lui explique le problème et elle me dit que tout doit être refait sans bien sûr s'excuser de sa faute car c'est pas de sa faute d'abord! Ben oui, tout est de la faute à Oscar qui ne travaille plus à l'université (c'est plus facile de tout mettre sur le dos d'un absent) car il m'a mis dans le même fichier que les personnes qui travaillent uniquement ce semestre mais aussi en juillet. Et pour la moitié des heures oubliées? C'est parce qu'elles ont lieu dans une autre faculté donc elle a oublié...
Je quitte rapidement ce bureau encire abasourdie par la mauvaise fois de cette secrétaire et en me demandant combien de temps ils auront besoin pour me faire un contrat correct s'il leur a fallu 2 mois pour en faire un faux...

Jeudi, je reviens voir cette #"!§/+= de secrétaire bien remontée voulant lui dire que ça ne va se passer comme ça, que je ne donne plus cours et que je garde les notes de tous mes étudiants jusqu'à ce qu'ils me paient... C'était sans compter les étudiants de sociologie qui avaient décidé de faire une grève ce jour là et donc toute l'université était fermée pour le deuxième jeudi d'affilé. Je comprends maintenant pourquoi mes étudiants en 3eme année de traduction ont un si bas niveau si chaque année 1/3 de leurs cours sautent. Bref je suis rentrée toute penaude à la maison n'ayant pas pu revendiquer mes revendications...

lundi 24 mai 2010

La guerre du Pacifique

Le jeudi 21 mai est un jour férié Chili appelé "le jour de la gloire navale". Pour résumer, ils célèbrent le fait d'avoir écraser le Pérou en 1879 ce qui leur permis de s'étendre encore plus au Nord jusqu'à la ville d'Iquique pendant la guerre du Pacifique. A présent c'est aussi le jour où le gouvernement en place fait le bilan de ses réformes et explique les grandes lignes de ses projets futurs. Comme vous l'imaginez c'est donc à la fois un jour où l'armée et le gouvernement défilent pour célébrer la grandeur militaire etc du Chili mais aussi un jour où l'opposition aime se faire entendre. Apparemment pour cela, la UPLA était fermée le jeudi: en raison des mouvements sociaux et des grèves universitaires contre la politique de droite du président nouvellement élu mais aussi contre l'économie capitaliste, anti-humaniste, etc du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui... Faisant partie de ce que certains qualifient de "connards de gauche", le fait de ne pas donner cours car mes étudiants combattaient pour une cause juste, contre l'ultra-libéralisme, l'armée... ne me gênait absolument pas.
Jusqu'à aujourd'hui où je retourne à l'université pour imprimer mes test de demain et que j'apprends qu'en réalité l'université était fermée afin de permettre aux étudiants qui vivent loin de Valpo de pouvoir retourner chez eux pour ce long week-end. Le rectorat leurs a donc juste gentiment donné un jour de vacances qui n'a rien à voir avec quelconque révolution des idées ou autre noble idéal...

Sinon, j'ai finalement été payée pour la moitié des heures que j'ai données à l'UVM, ce qui est un bon pas en avant tout de même! Demain, je dois aussi rencontrer les services juridiques de la UPLA pour signer ce qui dans leurs dires ressemblerait à un contrat. Ca fait deux mois que je travaille pour eux et je pars dans un mois mais mieux vaut tard que jamais, non? Et je pense même qu'après avoir signer ce papier je me ferait peut être payer pour mon travail, ce qui serait tout de même formidable et bienvenu car les vacances à l'île de Paques feront mal au porte-monnaie!

Prochainement: le round final entre l'administration de la UPLA et moi!

vendredi 21 mai 2010

parole d'élèves chiliens

Dans le message suivant, vous allez avoir droit à quelques "perles" que j'ai pu entendre en tant que prof dans la bouche de mes élèves chiliens (je vous fait gracieusement la traduction et vous les donne en français):

"Madame, l'examen de la semaine prochaine, on peut le faire en binôme?"

"Nous n'avons pas pu faire nos devoirs, il y a eu une alerte tsunami hier."

"Une élève:-Pourquoi je n'ai que 3,5 sur 7?
Moi: -Car tu n'as pas fait la dernière question de devoir maison qui était la plus importante.
L'élève:-Mais ce n'est pas de ma faute! Comme j'ai photocopié le cours de ma copine j'ai du oublier de photocopier la dernière question et donc je ne savais pas qu'il fallait la faire cette question.
Moi:..."

"Mais si Madame je vous assure, j'ai regardé dans ma grammaire et le passé composé n'existe pas en espagnol."

"Moi:-N'oubliez pas l'examen la semaine prochaine!
Des élèves:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end. On ne pourra donc pas étudier car on passera du temps avec notre famille et faire la fête.
Moi: -Je vous ai prévenu il y a un mois qu'il y aurait un examen à cette date, vous n'aviez qu'à prendre de l'avance.
Une élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!
Moi: -J'ai entendu mais je ne changerai pas la date du test qui a été prévue, je le répète il y a plus d'un mois.
Un autre élève:-Mais Madame, cette semaine il y a un long week-end!..."

Durant la première heure de cours le premier jour au Lycée français:
"Moi: -Sortez vos livres!
La classe:-On n'a pas nos livres ils sont resté coincés au port depuis le tremblement de terre.
Moi: ..."

Après deux semaines d'absences non-justifiées ma classe de trois étudiants refait son apparition, le premier m'explique que sa grand-mère est morte (pour la deuxième fois de l'année) et les deux autres se contentent de me répondre: "Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas venu."

jeudi 20 mai 2010

juste pour rire

Je vais vous raconter ce qui vient tout juste de se passer dans la maison.
J'étais en train d'essayer de comprendre des articles de neurosciences pour expliquer comment le cerveau traite différemment les langues en fonction du moment de la vie où on les apprend pour mon mémoire... Quand je commence à entendre des gémissements qui laissaient peu de doute quant à l'activité que devait avoir l'un de nos colocataires dont je tairai le nom par courtoisie. Or, ces gémissements venaient tout droit de la salle de bain qui est juste à côté de notre chambre, j'ai donc décidé de descendre faire ma pause-thé à ce moment. Cependant, peu de temps après, j'entends un cri qui ne semble pas être de joie (ou alors ce couple ont des pratiques peu orthodoxes) et descend le mâle du couple "habillé" d'une serviette panthère pour essayer de rallumer le gaz. Peine perdue, je lui explique que la bonbonne de gaz est vide et comme Natalia ne veut pas qu'on remplisse la deuxième pour éviter d'être à cours de gaz et bien il faut qu'il appelle Natalia ou qu'il appelle les vendeurs de gaz. Etant un chilien paresseux il ne fera aucun des deux... Notre couple a du donc ajourner leurs débats et sont sortis tout penauds de la salle de bain.

Je sais que ce n'est pas très bien de raconter la vie des gens comme ça mais j'ai ressenti l'immense besoin de faire partager le comique de cette situation à mes fidèles lecteurs!

lundi 17 mai 2010

la chilienne attitude



Je me demandais si j’allais continuer ce blog car j’avais l’impression que plus grand monde ne le lisait. Cependant ma grande sœur que j’adore m’a laissé un commentaire à mon dernier article donc je continue !
La semaine dernière fut assez tranquille à cause de la pluie qui est tombée en trombe. Il pleuvait tellement que nous ne sommes pas énormément sortis. Nous avons quand même trouvé un BON restaurant de sushi dans le cerro alegre, et ça nous a drôlement remonté le moral. Après avoir commandé nous nous sommes aperçus qu’ils offrent même des ramens et Félix est devenu tout fou. Je pense que tous ceux qui nous ont accompagnés manger japonais rue Saint-Anne comprendront notre bonheur !
Les cours se sont assez bien passés, même si cela fait deux semaines que je n’ai pas pu enseigner à l’un de mes cours faute d’étudiants, ainsi que la vie dans la maison puisque j’ai adopté la « chilienne attitude ». Qu’est-ce que la « chilienne attitude » ? La « chilienne attitude » consiste à tout prendre à la légère et à dire oui à tout pour contenter son interlocuteur même si l’on sait pertinemment que l’on ne va pas faire ce que l’on nous demande.
Petit exemple pratique : lundi 10 mes étudiants de LA 95 ne sont encore pas venus, ce n’est pas grave j’en ai profité pour m’avancer dans mon rapport de stage et ne me suis énervée sur personne de ce manque de respect total. Ensuite, le soir nous avions notre réunion de colloque pendant laquelle Natalia nous demande de la prévenir si nous invitons des personnes dans la maison car c’est une question de « respect minimum » bien sûr le respect ne va que dans un seul sens et elle, elle n’a pas besoin de nous prévenir même si elle rentrera deux fois cette semaine en faisant un boucan du tonnerre à 5h du matin… Et bien si Félix et moi avions essayé de la raisonner et de lui expliquer que d’une part ce n’est pas notre maman et que d’autre part le respect doit être mutuel, nous nous serions disputés pendant longtemps pour rien puisqu’elle n’aurait pas changé sa position, alors qu’en employant la chilienne attitude, tu acquiesces tranquillement tout en sachant que tu n’en fera rien, et tout le monde est content sans se prendre la tête. Simple et efficace. Je vous l’accorde c’est une technique de faux-cul extrême mais depuis que je l’utilise j’ai beaucoup moins de problèmes. D’ailleurs, par la suite personne ne t’en veut d’avoir failli à ta parole puisque tout le monde le fait.
Le deuxième point négatif de cette attitude est qu’elle ne permet pas de faire avancer les choses et il est vrai que tout est extrêmement lent au Chili car beaucoup de personnes ne font rien. Par exemple, mon problème à l’université où je ne suis toujours pas dans aucune de leurs bases est dû à cela. Tout le monde dit devant moi qu’ils vont faire ce qu’ils peuvent patati patata mais une semaine plus tard lorsque je retourne les voir ils me disent que finalement je dois aller voir quelqu’un d’autres qui pourra soit disant m’aider. Le but étant de ne pas se prendre la tête et de ne surtout pas avoir de travail supplémentaire… J’écoute donc le conseil de la secrétaire qui me dit d’attendre et qu’il n’y a rien à faire. Par contre, je vais attendre en donnant cours jusqu’à la fin du mois et si le 30 mai je n’ai toujours pas été payée puisque je n’apparais pas dans leurs listes et bien j’attendrai mais sans donner cours. Voilà, cette technique ne nous fera pas avancer mais au moins je n’aurai plus l’impression d’être prise pour une imbécile que l’on ne paie pas.

jeudi 6 mai 2010

Les dix choses qui....


Un verre de Pisco Sour



Post particulier dont Félix a eu à moitié l'idée. Aujourd'hui je vais vous parlez des 10 choses qui me manqueront lorsque je reviendrai du Chili et les 10 qui ne me manqueront pas!

Commençons par les dix choses qui me manqueront:
1) Me réveiller et voir l'Océan par ma fenêtre
2) Faire mon jogging au bord de l'Océan
3) Ne jamais voir Sarko à la télé
4) Pouvoir manger une empanada quand je veux (à défaut de toute autre nourriture mais bon)
5) Boire du bon vin à 3€ la bouteille
6) Boire des pisco sour
7) Pouvoir aller en Argentine le temps d'un long week-end
8) Ne pas avoir peur lorsque je vois un chien seul dans la rue
9) Pouvoir sortir en discothèque en jean/basket
10) Prévoir des vacances à l'île de Pâques, dans le désert, à Chiloé...

Les dix choses qui ne me manqueront pas:
1) Ne pas me faire rémunérer pour mon travail
2) Que l'on me prenne pour une pigeonne partout car je suis une fille étrangère et jeune (c'est quand même beaucoup pour des gens qui ont l'esprit aussi étroit que leur pays)
3) Devoir prévoir super à l'avance si l'on va avoir besoin d'argent pour aller jusqu'au distributeur qui ne prend pas de commission et qui accepte la visa
4) Devoir mettre les 200 000 pesos que je viens de tirer dans mon soutien gorge tellement j'ai peur de me faire agresser car tout le monde m'a dit que Valparaiso c'est ultra-dangeureux
5) Devoir prendre un bus et être toujours accompagnée dès qu'il fait nuit pour la même raison de 4)
6) Poireauter dans la classe pendant toute une heure sans que les élèves ne viennent
7) Vivre avec une folle et ses animaux
8) L'odeur de caca de chien de Playa Ancha
9) Mettre 2h30 pour faire 30 km en bus
10) Me faire réveiller soit par des aboiements ou des tremblements de terre au milieu de la nuit.

lundi 3 mai 2010

week end tranquille


Vue de Horcon


Vendredi, je me rends à la UVM pour donner cours et dans les deux premières classes, seule la moitié de mes étudiants sont là, je leur demande ce qu'il se passe et il m'informe qu'en ce moment ils ont des examens que leur profs mettent à d'autre moments que leurs heures cours habituelles. Ceux qui sont là n'ont pas les mêmes option que les absents. Pour mon troisième cours: personne, je commence à avoir l'habitude.
Le soir nous nous rendons au filou de montpellier un bon resto français comme chez nous! Nous y retrouvons par hasard un ami mexicain du labo à Félix et passons la soirée avec lui.

Samedi, nous nous rendons à Horcon, village où a démarré le mouvement hippie au Chili. C'est tout petit mais vu que nous mettons 2h pour y aller et trois heures pour manger, on y passe la journée! Le soir nous rentrons, normalement nous devions faire un barbecue avec nos collocs pour dire au revoir à Alejandro et Cristal mais personne n'est là à part Josefa avec qui nous regardons la fin d'Edouard aux mains d'argents à la télé puis nous regardons Ne le dis à personne avant de nous endormir tôt.

Dimanche, nous allons courir puis mangeons avec Josefa et Natalia avant d'aller dans le plan pour tirer de l'argent faire le tour du port en bateau et faire des courses. Le tour du port a vraiment été très sympa, il y a même des lions de mer dans le port de Valpo, impressionnant ces bébêtes (non Thibault, nous ne t'en ramènerons pas!), malheureusement nous n'avions pas pris l'appareil photo avec nous. En effet, lorsque nous descendons dans le port, nous prenons le strict minimum puisque tout le monde dit que c'est extrêmement dangereux. Franchement, je ne trouve pas Valpo plus dangereux que Paris mais bon, mieux vaut prévenir que guérir donc nous faisons toujours très attention. Le soir je m'endors tôt et me réveille à 2h sans voir mon Félix à côté! Je pars donc à sa recherche et boum badaboum tombe dans les escaliers avant de le retrouver tranquillement dans le salon. Ce matin j'ai donc mal par tout après ma chute mais je n'ai bizarrement aucun bleu. Dans 20 minutes je me rendrai à l'université de Viña del Mar pour essayer de faire cours...

Je pense vraiment que le Chili est un pays extraordinaire à visiter mais vraiment pas le mieux pour travailler!

jeudi 29 avril 2010

mechona forever

Lundi, la semaine commence bien. Je rencontre une française en programme d'échange ici et me rends compte que ce n'est pas moi qui devient trop exigeante mais bien le pays qui rend beaucoup de française au bord de la crise de nerf (petite référence almodovarienne). Ensuite, les cours se passent bien et au miracle, je peux tous les assurer!

Le reste de la semaine s'annonce très tranquille puisque cette semaine se déroule la vraie semaine de Mechona à la Upla donc je ne donne pas cours mardi et jeudi. Au moins cette fois j'étais prévenue donc ça va! J'en profite pour ne pas faire grand chose... J'avais prévu de bien avancer dans l'écriture de mon mémoire mais je commence à stagner et à ne pas trop avoir le courage... Pour compenser je vais courir mardi et jeudi matin, c'est toujours aussi sympa de courir sur le bord de mer, et je continue la lecture de l'Education sentimentale entre deux parties de jeux de cartes et internet... Pas très palpitant tout ça!
Hier soir, par contre j'ai vu sur le site de l'iufm de Paris que les pré-inscriptions avaient débutées... En fait, en ce moment je suis confrontée à une grosse remise en question par rapport à mon avenir professionnel. En effet, tous mes déboires ont réussi à ce que j'aille travailler en traînant les pieds. Je ne sais plus si j'ai vraiment envie de passer ma vie à enseigner... Mais d'un autre côté, je ne sais pas trop ce que j'aimerais et pourrais faire d'autre. L'interprétariat m'est bien passer par la tête mais il faudrait avant que je vive au moins 6 mois dans un pays anglo-saxon pour pouvoir me présenter au concours... J'ai néanmoins mis ma candidature en ligne, et je demanderai très prochainement à ma gentille maman d'envoyer tous les papiers dont ils ont besoin pour examiner le dossier.

Sinon, nous nous sommes aussi enfin rendu au Roma. Le Roma est un bar à Playa Ancha (notre quartier) dont beaucoup de monde m'avait parlé en bien, en rélité, il s'agit de l'unique bar de Playa Ancha. Comment se fait-il que dans un quartier où se trouvent deux universités il n'y ait qu'un seul bar? Je n'ai pas trouvé la réponse... Et donc ce bar tellement aimé est en fait un local où l'on ne sert que de la bière et... et rien d'autre, et il ne faut pas s'attendre à un bar avec des dizaines de bières différentes. Non juste les 3 bières les plus bues au Chili: Escudo, Cristal et heineken. Un bar pourri quoi, qui ferme à 22h mais qui a le mérite d'être le seul bar de tout le quartier.

Voilà, c'est pas la grande joie mais je ne suis plus déprimée comme il y a quelque temps. Je me dis que j'ai de la chance car nous avons rencontré des gens très sympas et surtout j'aurais pu visiter le Chili qui est vraiment un magnifique pays.

lundi 26 avril 2010

Gran Jota, Francisco Tárrega. Rafael Aguirre. Festival Áureo Herrero 2008

Voici une vidéo d'un guitariste grandiose:

cours ou pas cours?

Cette semaine avait assez bien commencé par un lundi où j'ai pu donner tous mes cours! Oui car ici il arrive souvent que l'université prépare des choses en même temps que mes cours sans me prévenir au préalable ou même que les étudiants ne viennent pas. Il y a un groupe de 4 étudiants que je n'ai vu que trois fois depuis le début des cours alors que je les ai normalement 2 fois par semaine...
Mardi, je continue à me battre avec l'université de la upla pour avoir accès aux cours en lignes etc que tous les profs ont. Finalement, le mec de l'informatique me concède le droit d'utiliser la plateforme moodle pour donner des cours en ligne mais ne peut toujours pas me donner un code d'accès à l'espace professeur du site de l'université car comme ma situation n'est pas régularisée, je n'apparait nulle part en tant que professeur, en effet je n'ai même pas signer de contrat. Le seul hic, c'est que sans cet accès, je ne peux même pas avoir accès à mes listes d'étudiants et je ne peux pas entrer les notes. Comment vais-je faire la semaine prochaine lors des premiers tests pour savoir si les personnes dans mon cours sont vraiment mes élèves ou des imposteurs? Apparemment ça ne pose de problème qu'à moi. Ensuite je donne mon cours à mes étudiants en première année de sport qui sont à présent 40 dans mon cours et qui commence par me demander pourquoi je n'étais pas là la semaine dernière. Etonnée je leur répond que c'était la semaine de bizutage et que l'administration m'avait informé qu'il n'y aurait pas cours. Ah bein non ils ont changé d'avis le vendredi et l'on reporté de deux semaines, et on prévenu tout le monde par mail mais comme je ne suis pas dans leurs fichiers je n'ai pas été avertie. Heureusement, je retrouve Félix pour aller à une soirée avec des collègues de son labo qui boivent et font la fête depuis 14h pour le départ de Pedro. Nous arrivons à 21h et ils sont tous déjà bourrés en train de danser dans le petit salon de leur hôte, et le plus drôle c'est que la personne en l'honneur de laquelle a lieu cette déchéance n'est même pas là!
Le mercredi, c'est ma journée sans cours et je travaille à l'écriture de mon mémoire.
Le jeudi, je donne mes cours à mes étudiants de traduction qui ont vraiment un niveau très bas pour les études qu'ils font et le soir nous nous rendons à une conférence sur la culture et la langue rapanui (de l'île de Paques) qui aurait pu être très intéressante car les conférenciers connaissent parfaitement le sujet mais qui reste trop basique à mon goût puisqu'il faut par exemple que la linguiste explique pendant 5minutes ce qu'est l'indoeuropéen car la grande majorité du public n'en a jamais entendu parlé.
Vendredi, je vais donner mes cours à l'université de Vina, j'arrive à 11h, donne mon premier cours, attends 1h40 pour le second mais personne ne vient. Je me met à errer désespérément dans les couloirs pour finalement trouver une étudiante qui m'explique que leur école organise une réunion d'information sur la poursuite de leurs études au même moment, ça aurait quand même était sympa de me prévenir! Les étudiants de mon troisième cours ne viennent pas non plus et j'attends 16h pour attraper un bus qui me ramène à Viña. Je me rends directement à l'alliance française puisque je dois donner un cours particulier à 19h et n'ai pas envie de perdre une heure dans les transports. Cependant, à 18h20, l'élève appelle l'alliance pour dire qu'il ne peut pas venir. Cela fait donc 6h que j'attends pour donner des cours en vain. Pour apaiser la rage qui commence à m'envahir je vais voir le Philippe, le directeur de l'alliance pour qu'il m'apaise, néanmoins lui aussi en a marre du Chili et des chiliens individualistes et irrespectueux. J'essaie donc une deuxième technique: le shopping. Néanmoins, les chiliennes étant plus petites et plus fortes que moi, aucun vêtement ne me va, même le S est trop large et trop court à la fois... Je rejoint donc Félix pour nous rendre à l'anniversaire de Michelle, la femme de Claudio avec qui nous sommes allé à Pichidangui. Heureusement que Félix travaille avec des gens si gentils, on passe une très bonne soirée.
Le samedi, nous commençons la journée par un footing suivi par un barbecue chez notre voisin Pierre, une sieste et nous rejoignons mon amie Sarah, son copain Nico et deux amis à eux pour manger un truc, aller dans quelques bars avant de finir au Proa, une boîte latino sympa.
Le dimanche, nous allons faire plein de course et travaillons l'après-midi avant de nous rendre au concert de Rafael Aguirre organisé par l'alliance française, regardez la vidéo, il joue très bien! Lorsque nous rentrons à la maison, c'est le bordel! Alejandro a organisé un repas ce midi avec des amis à lui et n'a pas nettoyer la moitié de la vaiselle et en plus a boucher l'évier et la moitié des personnes n'ont pas fait leur tâche ménagère de la semaine... J'espère qu'une autre assemblée aura vite lieu. Nous mangeons donc après que Félix ait mis de l'ordre dans la cuisine et nous regardons le film "Precious" qui est poignant mais assez déprimant...

lundi 19 avril 2010

Buenos Aires


Caminito


Nous avons pris quelques jours de congé afin de nous rendre à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine.
Mercredi, nous nous levons donc afin de prendre le petit bus qui nous amène au terminal de bus pour nous prenons un grand bus qui nous amène à Santiago où nous prenons un dernier bus pour aller à l’aéroport. Tout se passe bien jusqu’au passage de la douane où j’attends Félix pendant d’interminables minutes en voyant que le douanier ne le laisse pas passer. Le problème vient du fait que Félix a un visa de stage et est donc considéré comme résident, or tous les résidents chiliens doivent posséder la carte d’identité chilienne, or personne ne l’avait jamais dit à Félix. Heureusement, il avait quand même fait la demande et avec tous les papiers prouvant cette demande il a pu passer !
Dans l’avion de LAN c’est le luxe : pour 2h de vol (comme pour Paris-Madrid, nous pensions que les deux villes étaient plus éloignées) nous avons le droit à un écran vidéo perso avec 47 films, une collation, à boire… Ca change drôlement de ryanair !
Arrivés à Buenos Aires nous prenons un taxi pour retrouver Martin, un ami que Félix s’est fait pendant l’école d’été à Valparaiso, qui se trouve de l’autre côté de l’immense capitale. Pendant tout le trajet, il pleut à verse et le taxi nous dit que c’est comme ça depuis la veille. Néanmoins, au moment où nous sortons du taxi la pluie s’arrête et ne reprendra pas pendant tout notre séjour.
Le premier soir, Martin nous fait d’abord visiter son labo, puis le centre de Buenos Aires avant de retrouver son copain Cristian dans un centre culturel où nous voyons un concert très sympa.
Le lendemain, Félix et moi partons à la découverte de Buenos Aires et visitons les quartiers de Recoleta, le centre et San Telmo. Recoleta est un quartier très bourgeois, un peu comme le 16ème à Paris, mais il s’y trouve un cimetière très particulier pour ses mausolées extravagantes et parce que Evita y est enterrée. Dans le centre, les grands buildings côtoient des vieux bâtiments tels que la maison rose présidentielle. Ensuite, San Telmo est le lieu où est né le tango et reste pas trop touristique mais vraiment très joli et assez européen. En réalité, Buenos Aires a des airs de Madrid. Le soir, nous retrouvons Martin et des amis à lui dans le quartier chinois de Buenos Aires, qui n’est en fait qu’une rue ! Le rendez-vous était à 21h30 mais comme nous sommes arrivés en avance nous nous promenons un peu dans le quartier avant de les attendre sur la terrasse du restaurant. A 22h15, personne n’est encore arrivé donc nous commençons à manger en pensant que personne ne viendra. Néanmoins, vers 22h30, ils arrivent les uns après les autres. Et oui les argentins sont comme les espagnols : en retard. Maintenant au moins on le sait !
Le vendredi le temps est magnifique et nous allons visiter le quartier la Boca. La promenade fut intéressante car il révèle plusieurs facettes de la ville. En effet, il s’agit d’un quartier très populaire mais au sud duquel se trouve « Caminito », quelques rues pleines de couleurs, de restaurants proposant des spectacles et surtout beaucoup de touriste. Un peu comme Montmartre à Paris, c’est super joli mais trop touristique. Peu importe, nous passons un très bon moment et continuons notre exploration en passant devant le stade où a commencé Maradona pour finir dans une espèce de réserve naturelle entre la ville et le fleuve. Lorsque nous sortons de la très tranquille réserve nous débouchons sur le centre financier de Buenos Aires à la sortie des bureaux et le choc est assez violent entre la tranquillité précédente et le tumulte de la ville. Nous rentrons ensuite chez Martin et Cristian et nous leur préparons des crêpes et passons la soirée dans leur grande maison.
Le samedi, nous allons déjeuner chez la maman de Cristian puis allons nous promener à Tigre, et faisons une promenade en bateau dans le delta. Ensuite nous allons à un marché où Félix s’achète de quoi faire du maté. Le maté est LA boisson que boivent les argentins. Il s’agit d’herbe séchée (je ne sais pas trop quel type d’herbe) qu’ils mettent dans un étrange récipient et qu’il recouvre d’eau. Ils en boivent à longueur de journée. Le soir nous passons d’abord chez la cousine de Martin qui fête son anniversaire. L’ambiance est assez étrange : la cousine et ses amis ont tous 20 ans et sont en médecine mais ont l’air d’en avoir 15 et d’être encore au collège. Nous partons donc de la soirée pizza-coca-panaché pour trouver un bar à Buenos Aires, on tourne pas mal avant de retrouver des amis de Martin et Cristian dans un bar puis nous allons dans un bar-boîte gay où leur ami travesti peut entrer sans problème. Ce qui est agréable dans les endroits gay c’est qu’aucun mec ne vient t’embêter et nous passons une bonne fin de soirée.
Le dimanche, nous nous levons et petit-déjeunons avant de prendre notre avion et de retourner à Valparaiso plein d’images dans la tête…

dimanche 11 avril 2010

un joyeux non-anniversaire! à qui? à vous!


Fin de semaine très agréable qui commence jeudi par l'annonce de la part de la secrétaire du recteur de l'université de playa Ancha (la UPLA) que la semaine prochaine il n'y a pas cours puisque c'est "Mechona" c'est-à-dire la semaine de bizoutage et d'intégration à la fac! Ensuite, le vendredi, je ne donne finalement qu'1H30 de cours à l'université de Viña pour la même raison: c'était le dernier jours de la semaine d'intégration de cette université donc les cours s'arrêtaient à 14h. Il faut dire qu'au Chili, le bizoutage est aussi important qu'il l'était en FRance avant son interdiction. Ainsi, dans la rue, nous avons vu toute la semaine de jeunes étudiants sans chaussures, aux vêtement déchirés et couvert de toutes sortes de substances sur eux. Je suis bien contente que ce ne soit plus d'actualité en FRance parce que je ne vois vraiment pas l'intérêt!
Mais tant mieux pour moi car j'ai pu retourner manger avec Félix vendredi midi, pour des tacos d'anniversaire! Ensuite, le soir nous sommes allés à un barbecue avec des collègues de Félix. Le samedi, nous avons profiter de la plage, sans nous baigner car si le soleil était de la partie, l'eau restait glaciale, et nous avons passer un peu de temps avec Alejandri et sa copine Cristal qui est arrivée cette semaine d'Italie. Le soir venu, nous avons voulu fêter mon anniv en amoureux dans un restaurant que nous avions repéré mais il était entièrement réservé pour un mariage. Finalement nous avons retrouvé Séverin au hasard des rues de Valparaiso. Séverin est un français super sympa qui fait sa thèse dans la même université que celle où travaille Félix. Nous avons donc passé la soirée chez lui à nous régaler d'un barbecue de poisson en très bonne compagnie.
Aujourd'hui, dimanche, le soleil est encore présent. Nous avons commencé par un footing au bord de l'Océan et nous irons certainement à un festival de Cueca dans le centre de Valparaiso cette après-midi.
En ce qui concerne la colloc, Félix a pris les choses en main en organisant un calendrier des tâches pour les deux prochains mois et en organisant une assemblée des collocs lundi soir afin que tout le monde dise ce qui leur plait et, surtout, ce qui ne leur plait pas...

mardi 6 avril 2010

Mendoza


Les Andes

Nous avons profité du week-end de trois jours pour nous rendre à Mendoza en Argentine. Le voyage en bus pour s'y rendre était magnifique: nous avons traversé les Andes et avons vu (sans savoir lequel c'était) le plus haut pic des Amériques!
Quant à Mendoza c'est une jolie petite ville qui ne ressemble ne rien au Chili. D'abord, les rues sont propres! Aucun excrément de chien n'indispose les piétons, et pour cause, comme en Europe, il y a des personnes des services municipaux qui nettoient la rue. Ensuite, la ville semble plus méditerranéenne que toutes les villes chiliennes où nous sommes allés. D'ailleurs cela se ressent aussi dans les horaires puisqu'entre 14 et 17h les rues sont totalement désertes et les magasins tous fermés, alors qu'à partir de 20h, toute la ville est pleine de vie et les cinq places principales deviennent des lieux très sympas.
Nous avons bien sûr manger notre cotât de viande pour l'année tellement elle est délicieuse dans ce pays. D'ailleurs savez-vous pourquoi la viande argentine est si bonne? Tout simplement car les vaches se nourrissent exclusivement de l'herbe de la Pampa et ne sont pas gavées de mais et d'antibiotiques comme en Europe et aux Etats-Unis!
Sinon, au Chili je suis dans une galère monstre pour apparaitre sur les fichiers informatiques de l'université et personne ne semble se préoccuper de cela bien que si ça continue je ne pourrai pas entrer les notes de mes étudiants par exemple... Tout ça parce que je ne possède pas de RUT (carte d'identité chilienne) et que je ne peux pas en avoir car pour cela il faut avoir un visa de travail ou de stage et je n'ai pas pu m'en procurer un puisque le consulat chilien en France a besoin de plus d'un mois pour le faire et j'étais loin d'avoir tous les papiers demandés un mois avant le départ.
Dans notre maison les 8 chiots que la chienne a mis au monde commence à m'exaspérer surtout que Natalia ne nettoie absolument plus les crottes parce que "maintenant il y en a trop et trop rapidement" (je la cite). Mais la recherche de chambre est pour l'instant assez infructueuse comme je l'ai expliqué dans un commentaire.

jeudi 1 avril 2010

no soy estudiante, soy profesora

Cette semaine a été assez tranquille.
A l'université de Viña, les cours se passent très bien et les étudiants très agréables, à la différence du directeur de leur faculté. En effet, ce monsieur m'a d'abord convoqué à son bureau afin que je lui explique comment allaient se passer mes cours mais aussi, et surtout, pour me dire qu'il n'était pas, mais vraiment pas, enchanté que je travaille avec eux, parce-qu'il ne veut pas avoir de stagiaire dans son établissement. Je lui ai donc expliqué que j'avais ma maîtrise et que c'est pour le master que je faisait ce stage. Il n'avait pas l'air convaincu. Finalement, il a organisé une réunion avec les deux autres profs de français et moi mercredi midi (alors que ni l'une des autres prof ni moi n'avions cours ce jours là et que l'université est à 1h de chez moi) pour nous dire à quel point il était important que ses élèves obtiennent le diplôme DELF B2 en français et pour encore redire, devant les autres, qu'il n'était pas content que je sois là...
A la UPLA, je donne cours à 30 élèves en première année d'éducation physique et ils n'ont jamais fait de français! Ils sont nombreux mais motivés et super content d'apprendre le français, donc ça va. Aujourd'hui je devais donner cours aux étudiants de traduction mais durant la première période je n'ai eu aucun étudiant car non seulement demain c'est férié et donc ils partent en week-end, mais en plus il y avait une assemblée générale. Trois étudiants se sont quand même pointé à la deuxième période.
J'ai aussi eu à faire avec pas mal de services administratifs de ces universités, tout en leur expliquant bien que je suis une professeur et pas une étudiante. Ici, c'est presque invraisemblable qu'une personne de 24 ans puisse déjà travailler et ait des responsabilités.
Hier je suis aussi retourner au lycée français récupérer mon chèque est j'ai été surprise par mon salaire qui était deux fois moins élevé que ce que j'espérais. En effet, l'on m'avait dit que les profs étaient payés environ 12000 pesos par heure, mais je n'avais pas compris que ces 12000 pesos servaient de rémunération de cette heure pour tout le mois. Je m'explique: si par exemple un prof donne cours de 8h à 9h tous les lundis matins, on lui reverse 12000 pesos pour tous les cours du mois le lundi matin de 8 à 9h. Ils sont donc à peu près payé 4000 pesos de l'heure, soit 5€ de l'heure! Moralité: les lycées français à l'étranger paient encore moins leurs professeurs à leur juste valeur!

dimanche 28 mars 2010

semaine et week-end tranquille et sympa



dessin de Loco Coiron


Le reste de cette semaine s'est très bien passé. En fait j'ai donné cours dans les deux universités sans observation préalable puisque les profs ne voyaient pas l'utilité et ne semblaient pas trop avoir envie que je les observe.
Une chose étrange: les étudiants en troisième année d'école d'ingénieur de l'université de Viña ont un bien meilleur niveau que les étudiants en troisième année de traduction français-espagnol! Cela est certainement du au fait que les ingé doivent aller passer leur dernière année d'étude en France (à l'UTC!) et qu'ils sont donc très motivés! De plus ils se sentent encore plus chanceux à présent puisque se sont les derniers étudiants qui pourront profiter de cette double formation. En effet, l'université de Viña vient d'être racheté par des Etats-uniens qui ne voient pas du tout d'un bon œil que l'université ait un accord avec une université française, et ils ont donc décidé qu'à présent cet échange ne se ferait plus mais les étudiants qui avaient déjà commencé la formation pourront quand même y participé.
Sinon, ça me fait réellement plaisir de reprendre un travail que j'aime avec un public agréable!
Je donne aussi une heure de cours particulier à l'Alliance française à un brésilien qui a vécu 6 mois à Grenoble et qui ne veux pas perdre son français.

Samedi, nous nous sommes longuement promenés dans Valparaiso et j'ai enfin visité la Sebastiana (une autre maison de Neruda) qui avait été fermée après le tremblement de terre. Valparaiso est une ville enchanteresse. J'ai aussi découvert les magnifiques dessins d'un français vivant à Valparaiso la moitié de l'année s'appelant Loco Coiron. Je laisse l'adresse de son site internet pour les curieux (même si ses dessins que je préfère n'y figurent pas):
http://txtnet.com/ThierryDefert/index.htm

Aujourd'hui nous devions nous rendre à un rodéo à los Andes mais nous nous sommes découragés. En effet, nous avons appris qu'il ne restait presque plus de plqce et comme c'est à plus de deux heures de routes nous n'avions pas envie de risquer de perdre 4h dans un bus pour rien. A la place nous avons fait la grasse mat' et sommes allés courir. Cette course nous a permis de découvrir une jolie plage à 20 minutes de chez nous.

Je pense beaucoup à vous, ma famille et mes amis, et espère que vous vous portez bien.

mardi 23 mars 2010

le beau fixe


Nous sommes allés visiter deux endroits où nous pourrions vivre: une pension et une maison en reconstruction. La pension ne m'a pas trop plu car ça fait vraiment hôtel et la chambre que l'on nous proposait donne sur le salon. La deuxième est en pleine rénovation mais les travaux devraient être finis dans une semaine, à voir quand elle sera finie. Le seul problème pour cette maison c'est qu'il n'y a pas du tout de terrasse ou de jardin et que c'est un peu cher.
Sinon, j'ai commencé mes cours à l'Université de Viña del Mar, cela s'est bien passé. Et ce matin j'ai eu rendez-vous avec Oscar, qui travaillait à l'alliance française et qui a à présent un poste haut placé à l'université de Playa Ancha, qui s'est terminé par 6h de cours par semaine pour moi dans cette université: 3h avec des étudiants en traduction et 3h avec des étudiants en éducation physique. Je donnerai donc finalement 12 heures de cours par semaine au sein de ces deux université. JE suis vraiment contente de reprendre une activité professionnelle qui me plait et pour laquelle je suis formée!
Ca va donc mieux ici, d'autant plus que l'on ne ressent presque plus aucune réplique et que le soleil est au rendez-vous!

lundi 22 mars 2010

après la pluie le beau temps


Pichidangui


Le semaine s'est tranquillement poursuivie et j'ai finalement vaincu les secondes et le lycée français! Nous avons aussi pu assister à la première conférence d'un cycle sur les langues indigènes. Mon amie Sara qui fait aussi son stage à Valparaiso car son père est chilien et elle voulait en profiter pour connaître sa famille, et son copain nous ont rejoints. C'était intéressant est l'ambiance était bonne même s'il n'y avait pas beaucoup de gens car le Chili est encore traumatisé par les derniers évènements et la conférence avait lieu juste sur le bord de mer dans l'hôtel Sheraton.
Ce week-end nous sommes allés à Pichidangui avec Claudio, le tuteur de stage de Félix et sa famille, ce fut extrêmement agréable! Dans ce petit village balnéaire à 2h30 de Valparaiso, sa famille possède une maison à 20m de la plage. En plus à cette époque il n'y avait personne. La famille de Claudio, qui doit avoir à peu près 30 ans est très gentille: sa femme Michelle est super sympa et ses deux filles de 6 ans et 1ans et demi sont adorables. Et quel plaisir de dormir sur un matelas sans ressorts qui ressortent, dans une maison sans puces, et en entendant les vagues avant de s'endormir... Dommage que ça n'ait duré qu'un week-end!
Aujourd'hui, doivent commencer les cours que je vais donner à l'Université de Viña mais je commence pas deux semaines d'observation, donc cette semaine devrait être plutôt cool. Nous devons aussi visiter deux autres endroits pour changer de logement. A suivre...

mercredi 17 mars 2010

spleen

Je reviens juste du lycée française et je suis exténuée par les secondes qui ont 7h de français par semaine mais qui ne passe pas le bac de français car le lycée n'est agréé lycée français que jusqu'à la troisième. Vous vous doutez donc que les cours de français ne les intéresse absolument pas. En sortant, j'ai du marché pendant 30 min afin de trouver le distributeur automatique de la scotia bank (où nous ne payons pas de frais) pour finalement voir qu'il était en maintenance. Ensuite je rentre à la maison (1heure de trajet comme d'habitude) et en rentrant Natalia me demande où j'ai mis la poubelle car je suis de corvée poubelle cette semaine. Je lui réponds que c'est Félix qui s'en ait chargé car j'étais épuisée hier. Elle me dit alors qu'elle n'est plus là et qu'il ne faut pas laisser les poubelles dehors sinon les gens les volent, donc il faut que Félix et moi la remplacions. Comment pouvions-nous deviner que lorsqu'on nous dit de sortir les poubelles il ne faut pas laisser la sus-dite poubelle sortie? Mais bon, j'étais tellement crevée que je n'ai rien dit. Je monte donc dans la chambre et me rappelle que notre matelas va bien partir. Comment un matelas peut-il s'échapper? Et bien quand c'est quelqu'un qui la prêté à Natalia et que ce quelqu'un veut retrouver son matelas-au-ressorts-tueurs-de-dos. Cependant elle a aussi dit que l'on pourrait prendre un des matelas entreposé dans la chambre du bas, je viens donc d'aller voir ses matelas qui sont en fait des matelas d'une personne et leurs soi-disant sommiers sont des planches de bois que même moi j'aurais mieux clouée, c'est dire! Bref, j'en ai un peu marre qu'elle me prenne pour une imbécile mais le problème c'est qu'après le tremblement de terre beaucoup de personnes ont du se reloger et le marché de l'immobilier est saturé à présent et ce qui reste est super cher.
Je suis donc un peu désillusionnée en ce moment mais j'espère que ça ira mieux.